#Rwanda: 75 millions $ de l’UE pour la protection contre les risques climatiques. Le gouvernement rwandais et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé, le 5 août 2026, un accord de financement de 65 millions d’euros (74,9 millions $) en faveur du Volcanoes Community Resilience Project (VCRP), au bénéfice d’environ 2,3 millions d’habitants

Le financement permettra de construire des infrastructures de protection contre les inondations, de restaurer les bassins versants et les paysages dégradés, ainsi que de renforcer les écosystèmes et la biodiversité. Le projet couvrira les districts de Burera, Gakenke, Musanze, Nyabihu, Rubavu, Rutsiro, Ngororero et Muhanga.

L’initiative répond à un enjeu économique majeur pour le Rwanda. Selon la Banque mondiale, les inondations causent chaque année environ 10,1 millions $ de pertes dans la seule région des Volcans, tandis que l’érosion des sols engendre des pertes estimées à 76 millions $ à l’échelle nationale. Entre 2013 et mi-2023, les huit districts concernés ont enregistré 539 décès, plus de 18 400 habitations endommagées, 7 740 hectares de cultures détruits ainsi que d’importants dégâts sur les infrastructures routières, selon KT Press.

À travers ce nouvel appui, l’institution européenne entend accompagner Kigali dans ses efforts pour renforcer l’adaptation au changement climatique et limiter les impacts économiques et sociaux des catastrophes naturelles.

Cette contribution de la BEI s’inscrit dans un programme de résilience climatique plus vaste, mis en œuvre sur la période 2024-2028 et doté d’un budget de plus de 300 millions $. Celui-ci est cofinancé par plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, la BEI, le Fonds nordique de développement (NDF) et le Fonds vert pour le climat (FVC).

Le programme prévoit notamment le renforcement des systèmes d’alerte précoce, la restauration des paysages, une meilleure gestion des bassins versants et le développement de moyens de subsistance durables pour les communautés locales.


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Faire des médinas comoriennes un levier de développement, un défi après l’inscription à l’Unesco.

Les Comores enregistrent leur première inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Samedi 25 juillet, les six médinas historiques de l’archipel ont officiellement rejoint la liste, marquant une étape majeure pour la préservation et la reconnaissance de son patrimoine culturel.

La décision a été entérinée à Busan, en Corée du Sud, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial. Une délégation comorienne, conduite par le président de l’Union, Azali Assoumani, a pris part à cette rencontre internationale.

Cette reconnaissance mondiale souligne l’importance de préserver un héritage urbain séculaire désormais inscrit dans la mémoire universelle et d’en faire des leviers de développement économique.

Sauvegarder des sites fragilisés

« Ce classement n’est pas une ligne d’arrivée, mais un point de départ », a déclaré Saïd Mohamed Ali Saïd, ministre comorien de la Culture à cette occasion, ajoutant avec fierté : « Ces médinas ne sont pas de simples sites historiques pour nous. Ce sont des villes vivantes, où l’on continue de prier, de commercer et de célébrer les grands moments de la vie exactement comme le faisaient nos aïeux ».

La préservation des médinas passe cependant par la sauvegarde du patrimoine existant. Cette action suppose des mesures pour répondre à l’insuffisance des financements, aux pressions climatiques et démographiques, ainsi qu’à la nécessité d’impliquer les communautés locales… Les défis restent nombreux.

L’Unesco alerte sur l’état de conservation des sites et exprime l’urgence de la situation, soulignant que les biens culturels et naturels subissent des menaces croissantes et sont exposés aux phénomènes d’altération et de destruction. Sans une préservation réussie, il est impossible de mettre en valeur ces attractions touristiques.

Faire du tourisme un moteur de développement

L’accession au patrimoine de l’institution onusienne offre aux Comores une visibilité nouvelle et intervient dans un contexte plus large. Elle intègre, entre autres, les ambitions du projet « Créer un écosystème patrimonial durable pour le développement socio-économique en Afrique », financé par le Royaume d’Arabie saoudite et prenant en compte les Petits États insulaires en développement (PEID), dont les Comores.

Le projet s’inscrit dans la « Stratégie pour le patrimoine mondial en Afrique (2022-2029) ». Il repose sur l’idée que le patrimoine ne doit pas seulement être protégé, mais aussi contribuer au développement local en créant des emplois et des opportunités dans des secteurs tels que le tourisme durable, l’écotourisme, l’artisanat, les industries culturelles et créatives ainsi que les services liés au patrimoine.

Par ailleurs, les sites bénéficiaient déjà d’autres apports financiers, selon le rapport de la Banque mondiale « Mémorandum économique de l’Union des Comores – Stimuler la croissance pour de plus grandes opportunités », paru en septembre 2023. Le document précise que les investissements dans les sites touristiques de cet archipel de l’océan Indien sont principalement financés par des projets soutenus par des partenaires techniques et financiers, tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD), plutôt que par une ligne budgétaire spécifique de l’État.


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