#Sahel : Les dépenses militaires en Afrique subsaharienne bondissent de 7,4% en 2025 (23,3 Md$), portées par le #Nigeria (+55%) face à l’escalade djihadiste et la RDC (+20%) en guerre contre le #M23.
#Afrique : La facture céréalière s'alourdit : les achats de riz à l'international ont coûté 9,1 milliards $ au continent en 2024, soit une hausse de 33,6 %
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En #Afrique, la géographie des « deals » de Donald Trump sur la santé recoupe celle des ressources stratégiques (IRIS).
La répartition géographique des accords bilatéraux d’aide à la santé proposés par l’administration Trump aux pays africains montre clairement que l’aide sanitaire américaine au continent est plus que jamais subordonnée à l’accès aux ressources minières et réduite à une variable de la compétition géo-économique, souligne un rapport publié le jeudi 7 mai par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Intitulé « La santé mondiale, nouvelle arme de la politique étrangère américaine/ America First, Africa Last : Soigner selon Washington ? », le rapport précise que 32 accords bilatéraux avec des pays en développement très dépendants de l’aide en matière de santé ont déjà été signés à la date du 6 mai 2026, dont 22 accords documentés en Afrique subsaharienne, tout en notant que le processus de négociation est encore en cours.
Cette estimation doit cependant être considérée avec prudence, en raison du caractère partiel et lacunaire des données disponibles, une part significative des accords et de leurs modalités n’étant pas rendue publique à ce stade. Ces accords pluriannuels ont été conclus dans le cadre de la stratégie américaine sur l’aide sanitaire internationale « America First Global Health Strategy » (AfGHS), publiée en septembre 2025. Ils représentent un volume d’au moins 20 milliards de dollars sur la période 2026–2030, dont environ 63 % financés par les États-Unis et 37 % par les pays partenaires.
Au-delà des chiffres, force est de constater que la plupart des 32 pays du Sud, signataires d’accords avec Washington, sont riches en ressources naturelles, à l’instar du Mozambique, du Nigeria, de l’Angola, du Rwanda, du Cameroun, du Botswana et de la Côte d’Ivoire. La santé est ainsi devenue un levier parmi d'autres dans une compétition pour les ressources stratégiques, alors que l’un des objectifs structurants de la grande stratégie américaine est de contrebalancer la position dominante de la Chine.
En effet, dans une logique de puissance énergétique, les matériaux critiques et minerais sont devenus des intrants stratégiques indispensables aux technologies d'énergie propre, aux systèmes de défense, aux nouvelles technologies de pointe (numérique, télécommunications, santé) et à la compétition technologique mondiale.
La République démocratique du Congo (RDC) « constitue un cas emblématique de la nouvelle doctrine américaine en Afrique centrale, où la diplomatie sanitaire s'articule étroitement aux impératifs sécuritaires et géostratégiques », indique le document. Dans ce dispositif, l’accord sanitaire signé début 2026 avec Kinshasa dépasse sa mission première de santé publique pour s’inscrire dans une stratégie américaine multi-volets, où la première puissance mondiale combine la protection des intérêts extractifs, une aide substantielle en matière de santé et une influence directe dans les négociations de sortie de crise avec le Rwanda et le proxy M23.
Un atout pour les entreprises pharmaceutiques américaines
Alors que l’Afrique concentre encore les pays à la plus forte charge de maladies infectieuses, le rapport souligne d’autre part que ce sont les pays de ce continent qui sont les plus dépendants des financements américains, et sont donc ceux qui ont le moins de marge pour refuser les protocoles d’accord (MoU).
Outre l’accès aux ressources stratégiques, les accords proposés aux pays du Sud comportent trois conditionnalités. Premièrement, les pays signataires sont tenus de notifier directement Washington de toute épidémie dans un délai de 48 heures, ce qui est susceptible de créer des canaux parallèles aux mécanismes internationaux existants. Le recours à ces canaux bilatéraux soulève des interrogations quant à leur articulation avec les obligations de partage d'information, notamment vis-à-vis des acteurs privés, dans la mesure où ces cadres pourraient ne pas être pleinement alignés avec les standards multilatéraux. De plus, les données sanitaires sont utiles pour identifier les maladies et mettre au point des vaccins et des traitements, mais les Etats africains ne bénéficient d’aucune garantie d'accès aux innovations médicales qui en résulteraient.
Deuxièmement, malgré un accès partiel aux différents MoU, il est tout à fait envisageable qu’ils s’inscrivent dans la logique du « Buy American », historiquement ancré dans les politiques étrangères américaines. Dans le domaine de la santé mondiale, cette logique peut contribuer à renforcer la place d’entreprises pharmaceutiques américaines, telles que Gilead Sciences, qui est impliquée dans le développement du Lenacapavir, un traitement injectable à longue durée d’action contre le VIH.
Troisièmement, la majorité des accords ont été signés sans consultation publique, ni débat parlementaire au sein des pays concernés. Dans un contexte de contrainte implicite, les termes des MoU n'ont d’ailleurs pas été intégralement publiés.
Une opportunité de recomposition interne
Ajoutés à ces conditionnalités, les engagements de cofinancement domestique imposés aux pays signataires sont, dans de nombreux cas, structurellement hors de portée. L'AfGHS précise sans ambiguïté que les gouvernements partenaires « devront augmenter leurs dépenses de santé nationales tout au long de la période d'accord ». Or, la stratégie prévoit également une réduction progressive de la part américaine, et en cas de non-respect des engagements de cofinancement, les MoU autorisent explicitement Washington à réduire ou cesser son financement. Ce mécanisme de pénalité transforme le co-investissement en levier de conditionnalité permanente, plaçant les pays récipiendaires dans une situation de dépendance structurelle. Et c’est en raison de ces diverses conditionnalités que la politique du donnant-donnant imposée par l’administration Trump aux pays africains pour continuer à bénéficier d’une aide dans le secteur de la santé suscite des réticences. La Zambie, et dans une moindre mesure le Zimbabwe, se sont par exemple opposés aux accords bilatéraux, jugés « déséquilibrés ».
Le rapport indique par ailleurs que le vide laissé par le démantèlement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le retrait américain de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) représentent à la fois une opportunité et une surcharge pour les autres acteurs de l’aide. Les instruments multilatéraux disponibles sont mobilisables, mais leur capacité à se substituer à l'envergure des financements que l'USAID acheminait reste structurellement limitée.
Aucun acteur ne dispose aujourd'hui des volumes financiers, de la présence sur le terrain et de l'expertise sectorielle que vingt ans d'investissement américain avaient construits. La Chine a affirmé vouloir soutenir davantage l’OMS, dans le contexte du retrait américain et souhaite gagner en influence, notamment dans les organisations multilatérales, mais elle n’a pas remplacé les États-Unis comme principal bailleur de fonds de l’OMS à ce stade.
C'est précisément pourquoi l’une des réponses les plus durables ne viendra pas d'une substitution externe, mais d'une recomposition interne. L'Agenda de Lusaka, l'Agence africaine des médicaments (AMA) et le Sommet d'Accra sur la souveraineté sanitaire dessinent un horizon stratégique africain qui pourrait à long terme transcender la logique des MoU. Quatre leviers d’action peuvent être activés : les investissements domestiques (en conformité avec l'Agenda d'Abuja de 2001, qui fixe un objectif de 15 % du budget national à la santé, contre 7 % en moyenne aujourd'hui) ; une protection de la politique industrielle pharmaceutique ; une coopération Sud-Sud renforcée ; et enfin des négociations des MoU fondées sur des partenariats réels et équilibrés. Mais encore faut-il que ces mécanismes s’accompagnent d’une véritable volonté politique et d’une coordination régionale robuste entre les États membres de l’Union africaine.
Walid Kéfi
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Sud-Kivu : Les #FARDC reprennent Luvungi, la population en liesse après le retrait des troupes #rwandaises et du #M23.
Les Forces armées de la RDC ont fait leur entrée mardi 12 mai 2026 dans l’agglomération de Luvungi, plaine de la Ruzizi, territoire d’Uvira. Selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, ce redéploiement intervient après le retrait des troupes rwandaises et de leurs alliés du M23 de cette localité. La présence de ces forces est cependant encore signalée à Katogota et Kamanyola.
Les FARDC ont repris position dans cette agglomération de la plaine de la Ruzizi, territoire d’Uvira, en début d’après-midi, sous les acclamations de centaines d’habitants.
Selon le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, ce retour des forces loyalistes fait suite au retrait des troupes de l’armée rwandaise et de leurs alliés du M23 qui occupaient Luvungi depuis plusieurs mois.
Sur place, les habitants sont sortis de leurs maisons pour accueillir les militaires congolais, scandant des chants de soutien: « La population affirme avoir longtemps vécu sous la pression des forces rwandaises et de leurs supplétifs du M23-Twiraneho et Red Tabara-FNL », rapporte le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan.
Les habitants de Luvungi espèrent désormais un retour progressif de la sécurité et des activités socio-économiques dans cette partie de la plaine de la Ruzizi.
Malgré ce retrait à Luvungi, le porte-parole des opérations Sukola 2 indique que la présence d’éléments rwandais est encore signalée à Katogota, une agglomération voisine. D’autres éléments seraient également arrivés à Kamanyola en début d’après-midi.
Toujours selon la même source, l’armée rwandaise aurait renforcé ses positions à Kamanyola, cité frontalière stratégique du Sud-Kivu. Des armes lourdes auraient été installées sur les collines de Bugarama, au Rwanda, « afin de maintenir un contrôle militaire et stratégique sur la zone de Kamanyola et ses environs », précise le SLt Mbuyi Kalonji Reagan.
Efforts diplomatiques
Le porte-parole des opérations Sukola 2 attribue le retrait de l’armée rwandaise et de ses alliés des zones occupées aux efforts diplomatiques menés par le commandant Suprême des FARDC et de la Police nationale congolaise, Félix Tshisekedi.
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#Nigéria: Un raid aérien de l'armée nigériane a touché le marché bondé de Tumfa, à Zurmi. Le bilan est lourd, au moins 72 morts selon des chefs locaux, tandis que #amnesty évoque plus de 100 victimes civiles. L'attaque visait initialement des groupes armés à Zamfara, un état de cette région instable du nord-ouest
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Affaire révision constitutionnelle: Évoquant l'héritage d'Étienne Tshisekedi, Bruno Tshibala, ex SG de l'UDPS, s'oppose fermement à toute révision de la Constitution touchant à la limitation des mandats. L'ancien 1er ministre appelle à un dialogue national inclusif pour préserver la cohésion et la paix
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Selon l'Association des compagnies aériennes africaines (#AFRAA), le carburant représente entre 30 % et 40 % des charges d’exploitation des transporteurs du continent, contre une moyenne mondiale oscillant entre 20 % et 25 %.
La raffinerie de #pétrole Dangote a commencé à livrer directement du carburant d’aviation à Ethiopian Airlines, selon des propos attribués par la presse locale à son directeur général, David Bird. Ce développement, qui survient dans un contexte de tensions sur les marchés mondiaux du carburant, s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer l’autonomie énergétique des compagnies aériennes africaines.
Celles-ci importent encore l’essentiel de leur kérosène à des coûts élevés, souvent supérieurs d’au moins 17 % à la moyenne mondiale, ceci depuis avant les tensions récentes sur les prix. Selon l'Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le carburant représente entre 30 % et 40 % des charges d’exploitation des transporteurs du continent, contre une moyenne mondiale oscillant entre 20 % et 25 %. Cette pression structurelle pèse lourdement sur la compétitivité de l'industrie aérienne locale.
Une production largement excédentaire sur le marché local
Au #Nigeria, les données du National Bureau of Statistics illustrent la volatilité du marché. Le pays a importé pour 31 milliards de nairas (environ 22,5 millions USD) de carburant d’aviation au premier trimestre 2024, en baisse de 87 % par rapport aux 239,18 milliards de nairas d'importations au quatrième trimestre 2023.
Dans le même temps, la raffinerie Dangote affiche une capacité de production estimée à 24 millions de litres de carburant d’aviation par jour, soit bien au-delà de la demande domestique nigériane évaluée à environ 2,1 millions de litres quotidiens. Une large part de cette production est cependant expédiée vers l’Europe, d’après Reuters, où la demande augmente à l’approche de la saison estivale.
Le paradoxe des exportations hors Afrique
Cette orientation vers l’exportation contraste avec les tensions observées sur le marché nigérian. L’industrie aérienne locale a encore récemment frôlé une paralysie, sur fond de flambée des prix du kérosène.
Regroupés au sein de l'Airlines Operators of Nigeria, les transporteurs ont dénoncé une hausse d’environ 300 % des prix, passés de 900 nairas à 3300 nairas, alors que l’évolution des cours internationaux était estimée à près de 30 %. Une situation qui a conduit les autorités à instaurer un plafonnement des prix fin avril, permettant d’apaiser les tensions.
Si les livraisons directes à Ethiopian Airlines sont perçues comme un signal positif et un levier de réduction des importations pour la compagnie, ainsi que pour d'autres transporteurs africains à l'avenir, plusieurs analystes estiment que leur impact restera insuffisant à court terme. Pour accompagner un marché africain du transport aérien dont la croissance annuelle est estimée à 5,7 % d’ici 2034, le continent devra multiplier les projets de raffinage et de distribution locale.
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#RDC : le FONER se dote d’un c7orps d’Officiers de Police Judiciaire pour renforcer la mobilisation des recettes
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Les pays #africains qui utilisent le plus d’engrais minéraux , ors du 1er sommet africain sur les engrais tenu à Abuja il y a bientôt 20 ans, les pays participants s’étaient engagés à augmenter l’utilisation d’engrais à une moyenne annuelle d'au moins 50 kg par hectare d’ici 2015. Cette mesure visait à restaurer les sols du continent, qui sont les plus pauvres au monde en raison de l’épuisement des éléments nutritifs, selon l’Union africaine. Le mot d’ordre était alors de parvenir à une « révolution verte africaine ».
S’il n’y a pas encore de bilan officiel, l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne que la moyenne continentale se situait à 22,6 kg/ha en 2023. Un niveau en progression par rapport à l'an 2000 (16,3 kg/ha), mais encore faible par rapport à la moyenne mondiale (116,4 kg/ha) et comparativement à d’autres régions du globe. C’est l’Asie qui détient le record d’utilisation d'engrais avec 186 kg/ha, suivie des Amériques (128 kg/ha) et de l’Océanie (83 kg/ha).
D’après la FAO, les données sur l’utilisation d’engrais masquent des réalités nationales très différentes en Afrique. Le volume d’engrais par hectare atteint son plus bas niveau au Niger et au Soudan avec moins de 1 kg/ha, et est le plus élevé en Egypte avec 407,4 kg/ha.
Le Bénin utilise le plus d'engrais en Afrique de l’Ouest avec 28,2 kg/ha, tandis que le #Gabon affiche 33 kg/ha, le niveau le plus élevé en Afrique centrale.
Classement des pays africains selon le niveau d’utilisation d’engrais minéraux par hectare de terres cultivées
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Le Kenya va numériser son registre scolaire pour combattre le phénomène des élèves fictifs
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