La crise au Moyen-Orient menace les performances de l'industrie #touristique #africaine en 2026.

Alors que plusieurs destinations touristiques africaines avaient engagé 2026 sous de bons auspices, l’escalade du conflit en Iran et ses répercussions sur le secteur pétrolier ainsi que sur le transport aérien fragilisent les perspectives. Entre hausse du coût du kérosène, réduction des capacités aériennes et prudence croissante des voyageurs internationaux, les ambitions affichées pourraient être plus difficiles à réaliser.

Des compagnies contraintes de revoir leurs opérations

Depuis le déclenchement de la crise, le prix moyen du carburant d'aviation est passé d’environ 0,67 USD le litre en février à plus de 1,3 USD début mai, retrouvant des niveaux inédits depuis 2022. Au-delà de la flambée des prix, plusieurs marchés font également face à des tensions d’approvisionnement.

Au Nigeria, le Syndicat national des pilotes et ingénieurs aéronautiques (NAAPE) a récemment alerté sur les perturbations provoquées par les retards et modifications de programmes de vols, compliquant notamment la gestion des rotations d’équipage, des opérations de maintenance et des temps de repos réglementaires.

Dans ce contexte, plusieurs transporteurs ajustent déjà leurs activités. Kenya Airways a réduit de 20 % à 30 % ses dessertes vers le Moyen-Orient. Turkish Airlines a suspendu ou supprimé dix destinations africaines pour l’été 2026, période qui correspond traditionnellement à la haute saison touristique, notamment au Gabon, en Guinée-Bissau, au Liberia, en Sierra Leone, en Angola, en Zambie, au Soudan du Sud, au Congo, au Mali et en RDC.

Air France-KLM a, pour sa part, relevé ses tarifs long-courriers, tandis que Lufthansa a supprimé plusieurs milliers de vols à travers le monde dans le cadre d’une politique plus large de maîtrise des coûts. Les compagnies du Golfe, à l’image d’Emirates, ont également réduit leurs fréquences sur de nombreuses dessertes, y compris en Afrique du Nord.

Parallèlement aux réductions de capacités aériennes, plusieurs ménages européens envisagent déjà de revoir leurs projets de vacances. Selon des médias français, de nombreux voyageurs loisirs privilégient désormais des destinations plus proches et moins coûteuses, plutôt que des vols long-courriers affectés par la hausse des prix des billets.

Des marchés fragilisés

Ces ajustements pourraient avoir des conséquences directes sur les principales destinations touristiques africaines dont le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Kenya ou encore la Tanzanie, dont les performances sont fortement basées sur les flux en provenance d’Europe, du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord.

En 2025, le Maroc a accueilli 19,8 millions de touristes, dont une large majorité (plus de 14 millions de visiteurs) provenant de France, d’Espagne, du Royaume-Uni et d’Italie. En Egypte, l’Europe reste également le principal marché émetteur devant l’Asie. Pour 2026, Rabat visait 22 millions de touristes, tandis que Fitch Solutions prévoyait 20,7 millions de visiteurs pour Le Caire, dont 18,6 millions d’arrivées internationales.

La Tunisie espère franchir le seuil de 11,5 à 12 millions de touristes, contre environ 11 millions en 2025. Le Kenya ambitionne quant à lui d’atteindre 5 millions de visiteurs internationaux, après avoir atteint 2,7 millions de touristes l’année précédente. Au-delà des craintes quant à ces objectifs à court terme, certains observateurs redoutent des effets plus durables sur l’industrie mondiale du tourisme et du transport aérien.

Willie Walsh, le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), estime notamment qu’un retour rapide à des niveaux plus stables des prix du kérosène demeure peu probable, même en cas de réouverture complète du détroit d’Ormuz. Si les tensions devaient perdurer, les conséquences pourraient dépasser la seule saison 2026 et affecter les stratégies touristiques de moyen terme mises en place par plusieurs gouvernements africains.


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Air Algérie prévoit de lancer des vols directs entre Alger et Luanda dès juillet


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#RDC: la réhabilitation en cours du siège de la direction provinciale de l'Agence congolaise de #Presse à #Kananga, au Kasaï Central, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC) a été saluée, jeudi, par un membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication.

"La coordination provinciale du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) ne tarit pas d'éloges à l'endroit de la Direction générale de l'ACP pour avoir financé sur fonds propres, la réhabilitation du bâtiment de la direction provinciale à Kananga (...) En dehors du CSAC, bien d'autres personnes morales ont apprécié ce chef-d'œuvre", a déclaré Evariste Ngalamulule, coordonnateur provincial de cette institution d'appui à la démocratie.


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#RDC : inspection des travaux de consultation sur le 3e examen de la politique commerciale de la République démocratique du Congo par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, mercredi à #Kinshasa, a appris de la cellule de communication dudit ministère.

"C'est dans le but de se rassurer du bon déroulement
des consultations sur le 3e examen de la Politique commerciale de la République démocratique du Congo, que le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya a inspecté ce mercredi 13 mai 2026 à #Kinshasa ces travaux techniques qui vont permettre d'identifier les avancées réalisées, les défis à surmonter et les réformes importantes à consolider pour ainsi positionner la #RDC comme un acteur majeur dans le commerce mondial", a renseigné la source.

Au nom du Gouvernement congolais, le Ministre du Commerce a encouragé les experts venus de tous les ministères et ceux de l'Organisation mondiale du commerce (#OMC) de faire un diagnostic sans complaisance de la Politique commerciale de la #RDC, objectif, promouvoir les capacités productives de la #RDC et ses exportations avec l'analyse des droits de douane, des procédures douanières, des barrières non-tarifaires, l'évaluation des taxes ainsi que des éventuelles subventions et des incitations fiscales pour attirer plus d'investissements", a-t-elle ajouté.


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#Sahel : Les dépenses militaires en Afrique subsaharienne bondissent de 7,4% en 2025 (23,3 Md$), portées par le #Nigeria (+55%) face à l’escalade djihadiste et la RDC (+20%) en guerre contre le #M23.


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#Afrique : La facture céréalière s'alourdit : les achats de riz à l'international ont coûté 9,1 milliards $ au continent en 2024, soit une hausse de 33,6 %


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En #Afrique, la géographie des « deals » de Donald Trump sur la santé recoupe celle des ressources stratégiques (IRIS).

La répartition géographique des accords bilatéraux d’aide à la santé proposés par l’administration Trump aux pays africains montre clairement que l’aide sanitaire américaine au continent est plus que jamais subordonnée à l’accès aux ressources minières et réduite à une variable de la compétition géo-économique, souligne un rapport publié le jeudi 7 mai par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Intitulé « La santé mondiale, nouvelle arme de la politique étrangère américaine/ America First, Africa Last : Soigner selon Washington ? », le rapport précise que 32 accords bilatéraux avec des pays en développement très dépendants de l’aide en matière de santé ont déjà été signés à la date du 6 mai 2026, dont 22 accords documentés en Afrique subsaharienne, tout en notant que le processus de négociation est encore en cours.

Cette estimation doit cependant être considérée avec prudence, en raison du caractère partiel et lacunaire des données disponibles, une part significative des accords et de leurs modalités n’étant pas rendue publique à ce stade. Ces accords pluriannuels ont été conclus dans le cadre de la stratégie américaine sur l’aide sanitaire internationale « America First Global Health Strategy » (AfGHS), publiée en septembre 2025. Ils représentent un volume d’au moins 20 milliards de dollars sur la période 2026–2030, dont environ 63 % financés par les États-Unis et 37 % par les pays partenaires.

Au-delà des chiffres, force est de constater que la plupart des 32 pays du Sud, signataires d’accords avec Washington, sont riches en ressources naturelles, à l’instar du Mozambique, du Nigeria, de l’Angola, du Rwanda, du Cameroun, du Botswana et de la Côte d’Ivoire. La santé est ainsi devenue un levier parmi d'autres dans une compétition pour les ressources stratégiques, alors que l’un des objectifs structurants de la grande stratégie américaine est de contrebalancer la position dominante de la Chine.

En effet, dans une logique de puissance énergétique, les matériaux critiques et minerais sont devenus des intrants stratégiques indispensables aux technologies d'énergie propre, aux systèmes de défense, aux nouvelles technologies de pointe (numérique, télécommunications, santé) et à la compétition technologique mondiale.

La République démocratique du Congo (RDC) « constitue un cas emblématique de la nouvelle doctrine américaine en Afrique centrale, où la diplomatie sanitaire s'articule étroitement aux impératifs sécuritaires et géostratégiques », indique le document. Dans ce dispositif, l’accord sanitaire signé début 2026 avec Kinshasa dépasse sa mission première de santé publique pour s’inscrire dans une stratégie américaine multi-volets, où la première puissance mondiale combine la protection des intérêts extractifs, une aide substantielle en matière de santé et une influence directe dans les négociations de sortie de crise avec le Rwanda et le proxy M23.

Un atout pour les entreprises pharmaceutiques américaines

Alors que l’Afrique concentre encore les pays à la plus forte charge de maladies infectieuses, le rapport souligne d’autre part que ce sont les pays de ce continent qui sont les plus dépendants des financements américains, et sont donc ceux qui ont le moins de marge pour refuser les protocoles d’accord (MoU).

Outre l’accès aux ressources stratégiques, les accords proposés aux pays du Sud comportent trois conditionnalités. Premièrement, les pays signataires sont tenus de notifier directement Washington de toute épidémie dans un délai de 48 heures, ce qui est susceptible de créer des canaux parallèles aux mécanismes internationaux existants. Le recours à ces canaux bilatéraux soulève des interrogations quant à leur articulation avec les obligations de partage d'information, notamment vis-à-vis des acteurs privés, dans la mesure où ces cadres pourraient ne pas être pleinement alignés avec les standards multilatéraux. De plus, les données sanitaires sont utiles pour identifier les maladies et mettre au point des vaccins et des traitements, mais les Etats africains ne bénéficient d’aucune garantie d'accès aux innovations médicales qui en résulteraient.

Deuxièmement, malgré un accès partiel aux différents MoU, il est tout à fait envisageable qu’ils s’inscrivent dans la logique du « Buy American », historiquement ancré dans les politiques étrangères américaines. Dans le domaine de la santé mondiale, cette logique peut contribuer à renforcer la place d’entreprises pharmaceutiques américaines, telles que Gilead Sciences, qui est impliquée dans le développement du Lenacapavir, un traitement injectable à longue durée d’action contre le VIH.

Troisièmement, la majorité des accords ont été signés sans consultation publique, ni débat parlementaire au sein des pays concernés. Dans un contexte de contrainte implicite, les termes des MoU n'ont d’ailleurs pas été intégralement publiés.

Une opportunité de recomposition interne

Ajoutés à ces conditionnalités, les engagements de cofinancement domestique imposés aux pays signataires sont, dans de nombreux cas, structurellement hors de portée. L'AfGHS précise sans ambiguïté que les gouvernements partenaires « devront augmenter leurs dépenses de santé nationales tout au long de la période d'accord ». Or, la stratégie prévoit également une réduction progressive de la part américaine, et en cas de non-respect des engagements de cofinancement, les MoU autorisent explicitement Washington à réduire ou cesser son financement. Ce mécanisme de pénalité transforme le co-investissement en levier de conditionnalité permanente, plaçant les pays récipiendaires dans une situation de dépendance structurelle. Et c’est en raison de ces diverses conditionnalités que la politique du donnant-donnant imposée par l’administration Trump aux pays africains pour continuer à bénéficier d’une aide dans le secteur de la santé suscite des réticences. La Zambie, et dans une moindre mesure le Zimbabwe, se sont par exemple opposés aux accords bilatéraux, jugés « déséquilibrés ».

Le rapport indique par ailleurs que le vide laissé par le démantèlement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le retrait américain de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) représentent à la fois une opportunité et une surcharge pour les autres acteurs de l’aide. Les instruments multilatéraux disponibles sont mobilisables, mais leur capacité à se substituer à l'envergure des financements que l'USAID acheminait reste structurellement limitée.

Aucun acteur ne dispose aujourd'hui des volumes financiers, de la présence sur le terrain et de l'expertise sectorielle que vingt ans d'investissement américain avaient construits. La Chine a affirmé vouloir soutenir davantage l’OMS, dans le contexte du retrait américain et souhaite gagner en influence, notamment dans les organisations multilatérales, mais elle n’a pas remplacé les États-Unis comme principal bailleur de fonds de l’OMS à ce stade.

C'est précisément pourquoi l’une des réponses les plus durables ne viendra pas d'une substitution externe, mais d'une recomposition interne. L'Agenda de Lusaka, l'Agence africaine des médicaments (AMA) et le Sommet d'Accra sur la souveraineté sanitaire dessinent un horizon stratégique africain qui pourrait à long terme transcender la logique des MoU. Quatre leviers d’action peuvent être activés : les investissements domestiques (en conformité avec l'Agenda d'Abuja de 2001, qui fixe un objectif de 15 % du budget national à la santé, contre 7 % en moyenne aujourd'hui) ; une protection de la politique industrielle pharmaceutique ; une coopération Sud-Sud renforcée ; et enfin des négociations des MoU fondées sur des partenariats réels et équilibrés. Mais encore faut-il que ces mécanismes s’accompagnent d’une véritable volonté politique et d’une coordination régionale robuste entre les États membres de l’Union africaine.

Walid Kéfi


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