L'Ouganda approuve l'envoi de troupes au sein de la force internationale à Gaza


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Le ministère public a requis quatorze mois de servitude pénale contre la chanteuse Déborah Tshimpaka, connue sous le nom de Rebo Tchulo, à l’audience du jeudi 6 août devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Ce chiffre est l’élément le plus lourd de sens de la journée, et il se lit dans le code pénal.

La loi n° 11/008 du 9 juillet 2011 a inséré dans le code pénal un article 48 bis qui punit la torture de « cinq à dix ans de servitude pénale principale et d’une amende de cinquante mille francs congolais à cent mille francs congolais ». L’article 48 ter porte la peine à « dix à vingt ans de servitude pénale principale et d’une amende de cent mille francs congolais à deux cent mille francs congolais » lorsque les faits ont causé un traumatisme grave, une maladie ou une incapacité permanente, ou lorsque la victime est vulnérable. Si la torture a entraîné la mort, la peine est la servitude pénale à perpétuité. Matériauxde construction

Quatorze mois se situent donc sous le plancher de cinq ans que la loi fixe pour la forme la plus simple de cette infraction. À l’audience du 5 juin, le président de la juridiction avait indiqué que la chanteuse encourait jusqu’à vingt ans si les faits les plus graves étaient retenus contre elle. Entre ce maximum théorique et la demande formulée jeudi, l’écart se mesure en années. Le ministère public a requis sur l’infraction d’incitation de militaires, celle qui figure au libellé des poursuites contre la prévenue, et non sur celle qui l’exposait à la peine la plus lourde.


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#Rwanda: 75 millions $ de l’UE pour la protection contre les risques climatiques. Le gouvernement rwandais et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé, le 5 août 2026, un accord de financement de 65 millions d’euros (74,9 millions $) en faveur du Volcanoes Community Resilience Project (VCRP), au bénéfice d’environ 2,3 millions d’habitants

Le financement permettra de construire des infrastructures de protection contre les inondations, de restaurer les bassins versants et les paysages dégradés, ainsi que de renforcer les écosystèmes et la biodiversité. Le projet couvrira les districts de Burera, Gakenke, Musanze, Nyabihu, Rubavu, Rutsiro, Ngororero et Muhanga.

L’initiative répond à un enjeu économique majeur pour le Rwanda. Selon la Banque mondiale, les inondations causent chaque année environ 10,1 millions $ de pertes dans la seule région des Volcans, tandis que l’érosion des sols engendre des pertes estimées à 76 millions $ à l’échelle nationale. Entre 2013 et mi-2023, les huit districts concernés ont enregistré 539 décès, plus de 18 400 habitations endommagées, 7 740 hectares de cultures détruits ainsi que d’importants dégâts sur les infrastructures routières, selon KT Press.

À travers ce nouvel appui, l’institution européenne entend accompagner Kigali dans ses efforts pour renforcer l’adaptation au changement climatique et limiter les impacts économiques et sociaux des catastrophes naturelles.

Cette contribution de la BEI s’inscrit dans un programme de résilience climatique plus vaste, mis en œuvre sur la période 2024-2028 et doté d’un budget de plus de 300 millions $. Celui-ci est cofinancé par plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, la BEI, le Fonds nordique de développement (NDF) et le Fonds vert pour le climat (FVC).

Le programme prévoit notamment le renforcement des systèmes d’alerte précoce, la restauration des paysages, une meilleure gestion des bassins versants et le développement de moyens de subsistance durables pour les communautés locales.


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Faire des médinas comoriennes un levier de développement, un défi après l’inscription à l’Unesco.

Les Comores enregistrent leur première inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Samedi 25 juillet, les six médinas historiques de l’archipel ont officiellement rejoint la liste, marquant une étape majeure pour la préservation et la reconnaissance de son patrimoine culturel.

La décision a été entérinée à Busan, en Corée du Sud, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial. Une délégation comorienne, conduite par le président de l’Union, Azali Assoumani, a pris part à cette rencontre internationale.

Cette reconnaissance mondiale souligne l’importance de préserver un héritage urbain séculaire désormais inscrit dans la mémoire universelle et d’en faire des leviers de développement économique.

Sauvegarder des sites fragilisés

« Ce classement n’est pas une ligne d’arrivée, mais un point de départ », a déclaré Saïd Mohamed Ali Saïd, ministre comorien de la Culture à cette occasion, ajoutant avec fierté : « Ces médinas ne sont pas de simples sites historiques pour nous. Ce sont des villes vivantes, où l’on continue de prier, de commercer et de célébrer les grands moments de la vie exactement comme le faisaient nos aïeux ».

La préservation des médinas passe cependant par la sauvegarde du patrimoine existant. Cette action suppose des mesures pour répondre à l’insuffisance des financements, aux pressions climatiques et démographiques, ainsi qu’à la nécessité d’impliquer les communautés locales… Les défis restent nombreux.

L’Unesco alerte sur l’état de conservation des sites et exprime l’urgence de la situation, soulignant que les biens culturels et naturels subissent des menaces croissantes et sont exposés aux phénomènes d’altération et de destruction. Sans une préservation réussie, il est impossible de mettre en valeur ces attractions touristiques.

Faire du tourisme un moteur de développement

L’accession au patrimoine de l’institution onusienne offre aux Comores une visibilité nouvelle et intervient dans un contexte plus large. Elle intègre, entre autres, les ambitions du projet « Créer un écosystème patrimonial durable pour le développement socio-économique en Afrique », financé par le Royaume d’Arabie saoudite et prenant en compte les Petits États insulaires en développement (PEID), dont les Comores.

Le projet s’inscrit dans la « Stratégie pour le patrimoine mondial en Afrique (2022-2029) ». Il repose sur l’idée que le patrimoine ne doit pas seulement être protégé, mais aussi contribuer au développement local en créant des emplois et des opportunités dans des secteurs tels que le tourisme durable, l’écotourisme, l’artisanat, les industries culturelles et créatives ainsi que les services liés au patrimoine.

Par ailleurs, les sites bénéficiaient déjà d’autres apports financiers, selon le rapport de la Banque mondiale « Mémorandum économique de l’Union des Comores – Stimuler la croissance pour de plus grandes opportunités », paru en septembre 2023. Le document précise que les investissements dans les sites touristiques de cet archipel de l’océan Indien sont principalement financés par des projets soutenus par des partenaires techniques et financiers, tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD), plutôt que par une ligne budgétaire spécifique de l’État.


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