#AFC-M23 à #Uvira : Ebuteli documente une flambée de violences sans précédent.


Le dernier rapport mensuel du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), publié par l’institut congolais de recherche Ebuteli, dresse un tableau alarmant de la dégradation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu. Le document met en exergue une offensive d’envergure menée par l’AFC-M23, avec l’appui des Forces de défense rwandaise (RDF), défiant ouvertement les efforts diplomatiques internationaux, notamment ceux de Washington.

Selon Ebuteli, le M23 a lancé, le 2 décembre, sa plus vaste opération militaire depuis la chute de Bukavu en février 2025. Les premières attaques ont visé les localités de Rurambo et Lubarika, dans les moyens plateaux du territoire d’Uvira. Ces offensives ont rapidement mis en difficulté les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) et de leurs alliés, provoquant un repli stratégique dans plusieurs zones de la plaine de la Ruzizi, notamment Katogota, Luvungi, Luberizi et Sange, le long de la RN5.

Le bilan provisoire de ces combats fait état de 23 morts dans les rangs des FARDC et de leurs alliés, contre 31 combattants tués du côté du M23/RDF. Le rapport souligne également l’usage accru de nouvelles tactiques militaires, notamment le recours à des drones armés, observé lors de l’attaque du 4 décembre à Luvungi, où un convoi des FARDC a été visé, causant la mort de 17 militaires.

La situation humanitaire s’est fortement détériorée avec l’impact direct des combats sur les populations civiles. Le 5 décembre, des bombardements attribués au M23/RDF ont touché des civils en fuite dans les villages de Luvungi et Luberizi, causant 12 morts et 37 blessés graves. À Sange, le 6 décembre, des échanges de tirs entre des éléments Wazalendo Kamama et des FARDC en retraite ont dégénéré, entraînant la mort de 37 civils et faisant 19 blessés.

Après la chute de la ville d’Uvira, le KST rapporte que, lors d’opérations de ratissage menées le 10 décembre, 19 personnes, dont une femme et plusieurs jeunes, ont été abattues par les combattants de l’AFC/M23. Malgré l’annonce officielle d’un retrait du M23 le 15 décembre, la ville demeurait sous son contrôle à la fin du mois.

Le rapport fait également état de contre-offensives et d’actions de représailles. Le 25 décembre, les forces aériennes des FARDC ont bombardé une base du M23 à Rutemba, causant la mort de 13 combattants, parmi lesquels figurait un officier des RDF. Le 29 décembre, une embuscade tendue à Kashombe par les FARDC et les Wazalendo a entraîné des pertes humaines et matérielles importantes dans les rangs du M23 et de ses alliés Twigwaneho.

Au total, 151 victimes civiles ont été documentées par le Baromètre sécuritaire du Kivu dans le territoire d’Uvira pour le seul mois de décembre. Parmi elles, au moins 70 personnes ont été tuées lors des opérations de ratissage du M23 dans la ville. Le rapport souligne également la responsabilité des FARDC et de leurs alliés dans plusieurs abus contre des civils, notamment dans le territoire de Fizi, où 24 morts violentes ont été recensées, imputées aux Wazalendo et aux FARDC.

Dans d’autres zones sous influence du M23 — Walungu, Mwenga, Kabare, Kalehe, Masisi et Rutshuru — le KST note des accrochages sporadiques et des tentatives de déstabilisation, sans reconquête territoriale majeure. Après Uvira, l’AFC/M23 a progressé vers le sud le long de la RN5 jusqu’à Munene, avant d’être repoussé à Kigongo/Katongo. Une partie importante de la rébellion s’est repliée vers les hauts plateaux de Fizi et Mwenga, renforçant ses alliances avec la milice Twigwaneho.

Ebuteli avertit que la ville de Baraka pourrait constituer la prochaine cible de cette dynamique d’expansion, dans un contexte où la violence armée continue de menacer la stabilité régionale et la sécurité des populations civiles.

Le Baromètre sécuritaire du Kivu est un projet d’Ebuteli, institut congolais de recherche basé à Kinshasa, documentant les incidents de violence dans l’est de la #RDC depuis 2017. Ce rapport a été réalisé avec l’appui financier du Département fédéral suisse des affaires étrangères (DFAE) et de la Bridgeway Foundation, dont les opinions ne sont pas nécessairement reflétées dans son contenu.


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Ce crime vient de se passer dans la ville de #Goma au quartier Virunga. Ce garçon vient d'être tué par un policier #terroriste tutsi #RDF #m23. #CanargeAGoma


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Sud-Kivu : la Mutuelle #Banyamulenge accusent Kigali d’une évacuation forcée vers le Rwanda.

Dans un communiqué au ton virulent parvenu à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) ce dimanche 18 janvier 2026, la Mutuelle Banyamulenge « Ubumwe » (BM-U), basée aux États-Unis, tire la sonnette d’alarme. L’organisation accuse le Front Patriotique Rwandais (FPR) de chercher à évacuer de force les membres de la communauté banyamulenge vers le Rwanda, sous couvert d’une prétendue opération de protection.

Adressé au président américain Donald Trump, en sa qualité de médiateur de l’Accord de Washington, le document fait état d’une situation de tension extrême dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Les signataires du communiqué, Émile Muhizi et Justin Ruhorimbere, respectivement président et vice-président de la BM-U, affirment que des émissaires de Kigali ont franchi un nouveau seuil ce samedi 17 janvier.

Selon le récit de la Mutuelle, une réunion d’urgence aurait été convoquée à l’église méthodiste Nyamuyanda d’Uvira. Devant l’assemblée des Banyamulenge, les représentants rwandais auraient lancé un ultimatum, exigeant le départ de l’ensemble de la communauté vers le Rwanda avant ce dimanche 18 janvier à 10 heures.

Une version des faits que la Mutuelle « Ubumwe » rejette catégoriquement. Elle dénonce une « déportation organisée » dissimulée derrière un discours sécuritaire.

Pour les responsables de la BM-U, cette évacuation forcée répondrait à un calcul politique précis. Le déplacement massif des Banyamulenge vers Kigali servirait, selon eux, à produire des images destinées à l’opinion internationale, afin d’accréditer la thèse d’un « génocide » imputé aux Wazalendo et au gouvernement burundais. Une stratégie qui viserait à justifier une intervention ou une occupation prolongée dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Nos membres condamnent fermement cette déportation vers Kigali, qui instrumentalise notre détresse au profit des intérêts de l’envahisseur », insiste la Mutuelle.

Face à ce qu’elle qualifie de « génocide organisé par le FPR », la communauté banyamulenge vivant aux États-Unis appelle la Maison Blanche et la communauté internationale à une action urgente. Elle demande des mesures immédiates pour assurer la protection des civils, à Uvira, à Minembwe et dans l’ensemble des zones sous influence étrangère.


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Uvira : les FARDC dénoncent une fausse annonce de retrait et accusent le M23-AFC de pillages et de violences sexuelles.


Dans un communiqué officiel, l’armée loyaliste affirme que, contrairement aux annonces de retrait faites par le M23-AFC, les forces qu’elle qualifie d’« agression » demeurent présentes dans la ville et poursuivent leurs exactions contre les populations locales. « Contrairement aux annonces de retrait, des militaires rwandais sont présents à Uvira et se livrent à des actes de pillage », souligne le communiqué.

Les FARDC rapportent que plusieurs cas de viols, de vols et de pillages ont été signalés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026. Face à cette situation, l’armée indique avoir saisi la communauté internationale ainsi que ses partenaires afin d’attirer leur attention sur la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.

Tout en dénonçant ces exactions, les FARDC appellent la population d’Uvira au calme et à la vigilance, l’exhortant à ne pas céder à la peur. L’armée assure que « l’ennemi est aux abois » et réaffirme sa détermination à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les civils.

Ces accusations interviennent alors que, dans une correspondance adressée le jeudi 15 janvier 2026 au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le coordonnateur politique de la rébellion de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a annoncé avoir placé la ville stratégique d’Uvira sous la responsabilité de la communauté internationale.

La rébellion précise que cette décision s’inscrit dans le cadre du retrait de ses forces, annoncé dès le 15 décembre 2025 et récemment réitéré, tout en invoquant son attachement au cessez-le-feu. Le mouvement armé, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises, annonce également le désengagement immédiat de son « unité d’observation et de monitoring », déclinant toute responsabilité future quant à la sécurisation de cette importante agglomération du Sud-Kivu.


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#Goma : quatre étudiants enlevés par le M23, la communauté universitaire plongée dans l’angoisse.

La communauté universitaire de Goma est sous le choc après l’enlèvement de quatre étudiants membres de la brigade universitaire, ce dimanche 11 janvier 2026, par des éléments armés du mouvement rebelle M23/RDF, dans un campus du Nord-Kivu. Depuis leur interpellation, aucune information n’est disponible sur leur destination ni sur leur état, plongeant leurs familles et leurs camarades dans une profonde inquiétude.

estudiantins, leur ordonnant de contacter quatre étudiants membres de la brigade universitaire. Il s’agit de Kasereka Balume, Nsimire Barbara, Chegera Ben et Habimana Sepeto. Sous la contrainte, le porte-parole et son adjoint ont été sommés de les appeler au téléphone, évoquant une prétendue « urgence » au campus et leur promettant un transport aller-retour.

Une fois les quatre étudiants arrivés sur les lieux, les éléments du M23 ont relâché le porte-parole et son adjoint, avant d’emmener les étudiants vers une destination jusque-là inconnue. Cet enlèvement intervient dans un contexte de forte tension au sein de l’institution. Depuis plus d’une semaine, les étudiants manifestaient contre une augmentation jugée injustifiée des frais académiques. La brigade universitaire, dans l’exercice de son rôle traditionnel de représentation et de défense des intérêts des étudiants, s’était mobilisée pour exiger des explications de la part des autorités académiques.


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#M23 , Selon l’activiste, cinq corps auraient été arrachés de force à l’Hôpital Général de Référence de Masisi et transférés à Goma sans l’accord des familles et sans aucune autorisation légale. L’objectif est clair : transformer des cadavres en instruments de propagande pour séduire la communauté internationale.

« Voler des corps aux familles pour en faire des outils de communication politique est une violation grave de la dignité humaine et du Droit International Humanitaire », insiste Murhabazi. « Le bourreau ne peut pas se faire pleureur. Celui qui sème la mort ne peut prétendre commémorer ou parler de mémoire avec crédibilité. »

Face à ce spectacle macabre, l’activiste appelle les rebelles à respecter les droits fondamentaux des familles : « Nous exigeons la restitution immédiate des corps et l’organisation d’enterrements dignes, conformément à nos coutumes et au respect dû à chaque être humain. Nos morts ne sont ni des trophées, ni des instruments de propagande. Ils méritent repos et justice. »

Cette mise en scène tragique illustre la stratégie de victimisation employée par le M23 pour contrer la pression internationale. Du triomphalisme à la victimisation, la scène montre la tentative des rebelles de manipuler l’opinion publique tout en poursuivant leurs objectifs dans la région.


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Est de la RDC : le Groupe d’experts de l’ONU accuse l’AFC/M23 de bâtir un État parallèle par la terreur. selon l’ONU, l’AFC/M23 consolide son contrôle des mines stratégiques du Sud-Kivu avec l’appui rwandais.

Nord et Sud-Kivu : l’ONU confirme le déploiement de deux brigades et deux bataillons des forces spéciales rwandaises aux côtés de l’AFC-M23


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#RDC : les #FARDC présentent des combattants étrangers capturés comme preuves d’une agression extérieure.


Selon l’armée congolaise, ces individus constituent une preuve tangible de l’agression externe orchestrée aux côtés des groupes armés actifs sur le sol congolais.

Dans un communiqué publié sur le compte X des FARDC, il est précisé :
« La présence de ces capturés confirme que la guerre imposée à la RDC n’est pas un simple conflit interne, mais une agression planifiée et soutenue de l’extérieur, en violation flagrante du droit international. »

Les FARDC ont réaffirmé leur engagement à défendre l’intégrité territoriale, la souveraineté nationale et la sécurité des populations congolaises, en agissant conformément à la vision de leur Commandant suprême, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette présentation souligne la complexité et la gravité de la situation sécuritaire en RDC. Les autorités congolaises appellent à une mobilisation collective, régionale et internationale, pour faire face à cette menace croissante.

L’armée nationale insiste également sur la nécessité de vigilance et de soutien des citoyens dans la lutte contre ces forces qui mettent en péril la paix et la sécurité du pays.


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Au moins 40 civils ont été tués en une semaine dans la chefferie de #Bwito, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, lors de violences attribuées aux rebelles du #M23-AFC, selon la Nouvelle Société Civile Congolaise (#NSCC) locale.

Dans un communiqué de presse consulté ce vendredi 27 décembre 2025 par La Prunelle #RDC, cette structure citoyenne précise que les victimes appartenaient aux groupes #Tongo, Bukombo et Bambo, épicentres des récentes exactions.

Outre ces pertes en vies humaines, la Nouvelle Société Civile Congolaise de Bwito dénonce de graves violations des droits humains, notamment des violences sexuelles, des actes de torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants infligés aux populations civiles.

Face à cette dégradation persistante de la sécurité, la société civile locale rapporte que les habitants vivent dans un climat de peur constante, privés de leurs droits fondamentaux, sans assistance humanitaire ni protection adéquate. Elle indique également que plusieurs familles ont déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des zones perçues comme plus sûres.

Devant cette situation alarmante, la Nouvelle Société Civile Congolaise de Bwito exige la fin immédiate des violences contre les civils et appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour assurer la protection de la population dans cette région du pays.


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#RDC : le journaliste Honneur-David Safari porté disparu à Bukavu.

Le journaliste Honneur-David Safari, rédacteur en chef du média en ligne LaPrunelle RDC, est porté disparu à Bukavu depuis le dimanche 28 décembre 2025, aux environs de 18h30, selon des sources locales concordantes.

D’après les mêmes sources, le journaliste se trouvait à moto lorsqu’il a envoyé un dernier message à son épouse, dans lequel il disait avoir « l’impression d’être suivi par des inconnus ». Depuis cet instant, plus aucun contact n’a pu être établi.

Malgré les recherches engagées par sa famille, ses proches et ses confrères, aucune nouvelle de Honneur-David Safari n’a, à ce stade, été obtenue.

Cette disparition suscite une vive inquiétude au sein de la profession, dans un contexte marqué par une insécurité persistante, en particulier dans les zones sous contrôle des rebelles du M23.

Elle intervient quelques semaines après le meurtre du journaliste Thierry Banga Lola à Bunia, ravivant les préoccupations sur la sécurité des professionnels des médias et relançant le débat sur l’effectivité de la liberté de la presse en République démocratique du #Congo.

Merveilles Kiro


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