Beni : plus de 10 corps sans vie découverts à Batangi-Mbau, les ADF pointés du doigt
Beni : plus de 10 corps sans vie découverts à Batangi-Mbau, les ADF pointés du doigt
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#RDC : au moins 25 civils tués par les rebelles de l'AFC/M23 lors des bombardements dans la forêt de Chanjikiro (Walikale).
la mort d’au moins 25 personnes, toutes des civiles, dans les bombardements menés par les rebelles de l’AFC/M23 vendredi 19 septembre dans la forêt de Chanjikiro (groupement Kisimba), dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Il s’agit d’un bilan provisoire car les fouilles continuent dans la forêt.
Les victimes sont des habitants de Chanjikiro, dans la localité Banamulema qui vivent dans la brousse depuis l'incendie de leur village en juin dernier par les rebelles de l'AFC/M23.
Cette information est confirmée par des sources militaires à Pinga sans donner plus de détails.
Selon Lavie Changwi, secrétaire administratif du groupement Kisimba, les survivants de ce carnage ont procédé à l'enterrement de leurs proches ce samedi. Lavie Changwi appelle les autorités militaires à libérer les zones occupées par les rebelles dans son groupement afin de protéger la population civile.
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Guerre du #M23/AFC à Goma : des petits commerçants en détresse suite à la dégradation de la situation économique (Reportage).
Depuis la prise de la ville de Goma par la rébellion du M23/AFC soutenue par le Rwanda, la situation économique ne cesse de se dégrader dans cette entité congolaise. Les petits commerçants disent en payer le prix et expriment leur désarroi face à cette guerre d'agression.
Impact de la guerre sur les activités économiques
Pour des vendeurs, la guerre n'est pas qu'une menace. Elle se manifeste dans chaque transaction non réalisée, dans chaque étalage moins garni.
« C'est un véritable calvaire. Avant, on arrivait à vendre nos produits et à faire un petit profit. Aujourd'hui, les gens n'ont plus d'argent, ils n'achètent que le strict minimum », confie à 7SUR7.CD, Marie, qui vend des légumes sur un marché de fortune.
Des habitants qui réduisent leur train de vie
De nombreux habitants, confrontés à l'incertitude et à la baisse de leurs propres revenus, ont réduit leurs dépenses. Leurs achats se limitent aux denrées de première nécessité, laissant de côté les produits non essentiels qui font vivre une grande partie des commerçants. Les restaurants, les boutiques de vêtements et les vendeurs d'artisanat sont parmi les plus touchés.
« La vente a sensiblement baissé. Les gens préfèrent garder leur argent. Ils ont peur de ce qui peut se passer demain. Qui va acheter une chemise quand on ne sait pas si on pourra manger le lendemain ? », s'interroge Jean-Pierre, propriétaire d'un petit magasin, interrogé dimanche 14 septembre par 7SUR7.CD.
Baisse des revenus des opérateurs économiques
Les revenus des commerçants diminuent, ce qui réduit leur capacité à s'approvisionner, entraînant une diminution de la qualité et de la diversité de leurs produits. Face à la baisse de la demande, les prix peuvent parfois baisser, mais cela ne suffit pas à relancer la consommation.
« Oui, les prix de certains produits ont baissé. Mais malheureusement, malgré cette baisse, il manque des moyens financiers pour s'en procurer pour la conjoncture actuelle », explique un parent contacté dimanche par 7SUR7.CD en plein centre-ville de Goma.
Pour beaucoup, c'est une lutte quotidienne pour survivre, jonglant entre les dettes et le besoin de nourrir leur famille. En dépit de ces difficultés, une certaine résilience se dégage. Des commerçants s'organisent en petits groupes pour partager les informations, se soutenir moralement, et tenter de trouver des solutions face à la crise.
Alphonse Muderwa
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Est de la #RDC : le Gouvernement alerte sur les violations répétées des accords de paix par les groupes armés. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, a dressé un état des lieux préoccupant de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, lors du dernier Conseil des ministres.
En Ituri, les FARDC continuent d’exercer une pression soutenue sur les éléments infiltrés de la Convention pour la Révolution Populaire de Thomas Lubanga dans le territoire de Djugu, contraignant certains supplétifs du groupe Zaïre à se rendre. Les forces coalisées FARDC-UPDF poursuivent également leur traque des terroristes ADF/MTM, responsables de récents massacres dans les territoires d’Irumu et de Mambasa.
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Deux jeunes frères abattus à bout portant par des hommes armés à #Goma. Selon des sources locales, ils revenaient du travail à bord de leur véhicule quand quatre hommes armés sur deux motos ont surgi et ouvert le feu.
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#Goma : 2 morts et des blessés dans une fusillade à Kyeshero. Selon des sources sur place, la fusillade est intervenue dans les parages du terrain SOTRAKI où des bandits armés, à bord d'une moto, ont braqué une boutique et ont fait usage de tirs de sommation pour se frayer le chemin.
Les mêmes sources rapportent que lors de la fusillade, deux personnes ont perdu la vie sur place alors que les deux autres blessées grièvement ont été conduites dans une structure sanitaire de la place pour les premiers soins.
Dans un bulletin hebdomadaire sur les cas d'insécurité répertoriés à Goma au Nord-Kivu, les conseils communaux des jeunes de Goma et Karisimbi ont alerté sur une hausse remarquable des cas de tueries, cambriolages, braquages et kidnappings dans la ville actuellement contrôlée par le #M23/AFC.
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#ALAUNE #SÉCURITÉ | Assassinat de Wilondja Fiston : #Kinshasa condamne fermement les exactions de l’AFC/#M23 contre la liberté de la presse.
Dans un communiqué publié ce mercredi 6 août 2025, le gouvernement de la République Démocratique du #Congo, par le biais du ministère de la Communication et Médias, a condamné avec la plus grande fermeté l’assassinat du journaliste Wilondja Mazambi Fiston. Selon Kinshasa, ce meurtre s’inscrit dans une série de violations graves visant à museler la presse dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23.
«Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a appris, avec consternation, le meurtre dans des conditions effroyables de Monsieur Wilondja Mazambi Fiston, journaliste au service de la Centrale de Monitoring des Médias de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), survenu à Bukavu, une zone du territoire national sous occupation », peut-on lire dans le communiqué officiel.
Le gouvernement dénonce une situation alarmante marquée par des menaces, des enlèvements, des assassinats ciblés de journalistes et l’interdiction systématique faite aux structures professionnelles d’exercer librement.
Il présente ses condoléances à la famille du journaliste et rappelle que tous les actes criminels commis sur le territoire national, y compris dans les zones sous occupation, sont rigoureusement documentés. Le gouvernement assure que les auteurs de ce crime seront identifiés, poursuivis en justice et punis conformément à la loi.
Dans cette perspective, Kinshasa réaffirme sa volonté de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et de garantir, partout, la sécurité des journalistes ainsi que le plein exercice de la liberté de la presse.
Parallèlement à la réaction du gouvernement, l’organisation Journaliste en danger (JED) a exprimé sa vive indignation et a exhorté les responsables politiques et militaires de l’AFC/M23 à faire toute la lumière sur les circonstances de cet assassinat, qui ne semble pas relever d’un simple cas d’insécurité mais bien d’une exécution ciblée dans une zone en conflit.
Selon les témoignages recueillis, Wilondja Mazambi Fiston, un jeune journaliste d’une trentaine d’années, a été enlevé puis atrocement torturé dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 août à Bukavu, par un individu identifié comme membre du mouvement AFC-M23. Il travaillait au sein de la Centrale de Monitoring des Médias, un programme de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) chargé du suivi de l’éthique et de la déontologie dans les médias.
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Sept mois déjà que la ville de #Goma vit au rythme imposé par les armes. Depuis son occupation par les rebelles du #M23, soutenus par le Rwanda selon les autorités congolaises, la capitale provinciale du Nord-Kivu est plongée dans un climat de terreur, de violence et d’anarchie silencieuse.
Sur les hauteurs volcaniques de la ville, les drapeaux ont changé, mais la souffrance reste la même. Les rues de Goma, autrefois animées par les klaxons des taxis-bus et les cris des marchands, résonnent désormais du silence pesant d’une population sous occupation. « On ne libère pas un peuple en l’exterminant », murmure un habitant, le regard fuyant, sous condition d’anonymat. « Ce qu’ils appellent libération, pour nous, c’est l’asservissement. »
Une administration par la force
Malgré les accords signés à Washington entre la RDC et le Rwanda, aucun retrait n’a été observé sur le terrain. Goma reste sous le contrôle politique et militaire des rebelles, une présence que rejette ouvertement la majorité de la population.
Dans les quartiers périphériques comme Majengo ou Kyeshero, la peur ne dort jamais. Les témoignages évoquent des enlèvements fréquents, des enrôlements forcés de jeunes, et des familles décimées. Les patrouilles armées du M23 ne rassurent personne. « Ils font la loi, imposent des taxes, nous réduisent au silence », confie un avocat local. « On taxe tout : maisons, véhicules, marchés… comme si la guerre ne suffisait pas, ils nous appauvrissent jusqu’à l’os. »
Une justice qui s’effondre
Privés de tribunaux fonctionnels, les habitants n’ont plus que leurs bourreaux comme interlocuteurs pour régler les conflits. Un simple différend devient parfois une condamnation à mort. « Ici, accuser quelqu’un d’être un Wazalendo, c’est lui signer son arrêt de mort », confie une femme dont le frère a disparu après une fausse dénonciation.
Les rebelles imposent leur propre loi. Les règlements de comptes se règlent à coups de matraques, de crosse de fusil ou de courroie de moteur. « Le droit n’existe plus. Goma est devenu un endroit où chacun a peur de l’autre », souffle un commerçant. « Même nos disputes de famille deviennent des affaires militaires. »
Les cachots de la terreur
Au pied du mont Goma, entre deux antennes de téléphonie, se cache l’un des nombreux centres de détention tenus par les rebelles. Un ancien détenu, aujourd’hui en fuite, décrit l’enfer : cellules étroites, tortures quotidiennes, absence totale de soins ou de justice. « J’ai vu un homme mourir après avoir reçu un coup de marteau dans les côtes. Ils tuent et enterrent les gens en silence, dans des fosses communes. »
Ces pratiques sont confirmées par un rapport d’Amnesty International, publié en mai dernier. L’organisation dénonce des détentions arbitraires, des cellules surpeuplées, et des actes de torture d’une violence extrême. Sur 18 détenus interrogés, huit ont vu leurs codétenus mourir, faute de soins ou sous les coups.
« Le M23 punit avec brutalité ceux qu’il considère comme des opposants et intimide les autres, de sorte que personne n’ose le contester », résume Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est et australe.
Une population abandonnée
Pendant ce temps, la population se sent abandonnée. Aucun signe d’un retour imminent de l’autorité congolaise, aucune mesure concrète de soutien aux victimes. « Ce n’est pas notre guerre », s’indigne un habitant. « Ils veulent nos terres, ils veulent le pouvoir. Mais qu’ils arrêtent de mentir en disant qu’ils nous représentent. Nous ne leur avons rien demandé. »
La ville compte aujourd’hui plusieurs sites de détention clandestins, identifiés à Goma comme à Bukavu : le bureau de l’ANR surnommé Chien Méchant, le complexe P2, l’Assemblée provinciale, ou encore des camps improvisés à Kanyarucinya. À Bukavu, le quartier Bagira abrite aussi des lieux de détention similaires.
Dans cette Goma aux allures de ville fantôme, les cris étouffés résonnent à travers les collines volcaniques. Les regards se croisent sans confiance. Et les habitants, pris en étau entre les armes et l’indifférence, ne réclament qu’une seule chose : qu’on les entende enfin.
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L'agression rwandaise en RDC on Umojja.com