SANCTIONS AMÉRICAINES : LE COUP QUI FRAGILISE #KIGALI

Les États-Unis ont frappé directement au sommet : l’armée rwandaise et ses hauts dirigeants sont désormais visés par des sanctions du Département du Trésor américain. En ciblant la Rwanda Defence Force (RDF), Washington ne se contente pas d’un geste diplomatique. Il s’agit d’une décision stratégique qui place Kigali sous pression et remet en cause son image de partenaire sécuritaire crédible en Afrique.

Les mesures américaines : un choc financier et militaire
Les sanctions américaines entraînent des conséquences immédiates :
- Gel des avoirs placés sous juridiction américaine
- Interdiction de transactions avec des entités américaines
- Isolement progressif dans les circuits financiers internationaux

Ces restrictions ne touchent pas seulement des individus : elles fragilisent l’appareil militaire rwandais dans son ensemble. Une armée moderne dépend de financements, de contrats et de réseaux logistiques. En fermant l’accès à ces leviers, Washington réduit la marge de manœuvre de Kigali.

Un signal politique direct à Paul Kagame

Au-delà de l’aspect financier, le signal est politique. En sanctionnant la hiérarchie militaire, les États-Unis visent le cœur du système sécuritaire qui soutient le pouvoir de Paul Kagame.
C’est un avertissement clair : le soutien présumé au M23 est considéré comme une ligne rouge franchie.

Impact régional : un rééquilibrage stratégique

- Pour la RDC : ces sanctions apparaissent comme un soutien indirect à sa souveraineté.
- Pour Kigali : elles signifient isolement croissant et remise en question de ses alliances.

Dans la région des Grands Lacs, où la puissance se mesure autant en réseaux financiers qu’en armes, Washington vient d’ouvrir une brèche.

Les États-Unis n’ont pas lancé de missile. Ils ont lancé un message stratégique.
Un message qui fragilise l’armée rwandaise, qui isole Kigali et qui redessine l’équilibre des forces dans la région.

En sanctionnant d’abord l’armée et ses hauts dirigeants, Washington tourne le dos au Rwanda et met sous pression l’un des piliers du pouvoir de Paul Kagame. Dans ce bras de fer, c’est toute la stabilité régionale qui se trouve reconfigurée.


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#RDC : Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23, est mort dans une frappe de drone


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#RDC : Attaque d’un camion de MSF dans une zone sous contrôle du M23.

Lors de l’attaque, indique MSF, «les effets personnels de notre personnel ont été saisis de force. Les membres de l’équipe présents sur place ont été physiquement intimidés, et l’un d’eux a subi des blessures légères. Ils sont actuellement en sécurité et tous ont été comptabilisés».

Heureusement, les équipements et fournitures médicales de MSF sont restés sécurisés et ont pu être livrés à Kibirizi. L’embuscade a également affecté d’autres usagers empruntant le même itinéraire. Les civils présents dans la zone ont été dépouillés et confrontés à la violence.

MSF exprime «sa solidarité avec ses collègues et les civils touchés» et réaffirme son engagement à soutenir les populations dans le besoin, malgré l’insécurité persistante dans la région.

L’organisation appelle également à la préservation de l’espace humanitaire nécessaire à l’accomplissement de sa mission médicale.


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EN CONTINU | Transco : le DG a.i. Sylvestre Bilambo privé de signature et interdit d’engager l’entreprise auprès des banques pour faute «lourde»


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#RDC : Aubin Minaku arrêté,
Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des éléments de sécurité bouclant la résidence de l’ancien président de l’Assemblée nationale avant son interpellation. Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités n’a été faite sur les motifs de cette arrestation.

Figure bien connue de la scène politique congolaise, Aubin Minaku est un proche de l’ancien président Joseph Kabila et vice-président du PPRD, principal parti de l’ère kabiliste.

Cette arrestation intervient quelques semaines après celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, interpellé également à son domicile par les forces de sécurité.

Pour rappel, Joseph Kabila a été condamné à mort par la Haute Cour militaire pour trahison et autres charges, notamment son présumé soutien à la rébellion de l’AFC/M23. Les activités de son parti, le #PPRD, ont été aussi suspendues par le Gouvernement.

Cette condamnation, prononcée par contumace, a été dénoncée par ses partisans comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.


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Agression rwandaise : Kinshasa assiste plus de 86.000 réfugiés congolais au camp de Nyarubusu en Tanzanie .

Situé à plus de 100 km du chef-lieu de la région de Kigoma, le camp de Nyarugusu, vieux de 30 ans, fait face à un défi logistique sans précédent. Il héberge actuellement plus de 100 000 réfugiés, dont 86 918 ressortissants de la République Démocratique du Congo.
La situation des mineurs est particulièrement alarmante. Selon la délégation, on dénombre près de 50 000 enfants congolais au sein du camp, dont la grande majorité est en rupture scolaire.

Avant de se rendre au camp principal, la Ministre d’État a visité le centre de transit du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Elle y a rencontré des compatriotes récemment arrivés d’Uvira, au Sud-Kivu. Ces derniers disent avoir fui l’agression et l’occupation de leurs localités par les terroristes du M23/AFC.
Les témoignages recueillis font état de conditions traumatisantes dont les actes de torture, des violences sexuelles systématiques sur les femmes et les jeunes filles et des déplacements forcés sous la pression des combats.

Malgré les efforts du HCR et des autorités tanzaniennes, la situation humanitaire demeure préoccupante. Le manque de financements internationaux commence à peser lourdement sur la gestion quotidienne. L’on dénote une pénuries de médicaments, manque de denrées alimentaires et infrastructures d’hébergement saturées.

« Le HCR et la Tanzanie semblent essoufflés face à l’ampleur des besoins », a souligné la délégation gouvernementale après avoir « palpé la réalité » du terrain.

Au nom du Président de la République et de la Première Ministre, Eve Bazaiba a remis officiellement au HCR un lot important d’assistance constitué de vivres et de non-vivres. Cette aide est destinée à être distribuée immédiatement pour soulager les besoins primaires des réfugiés.
S’adressant à la foule en swahili sur le terrain du camp, la Ministre d’État a rassuré ses compatriotes.

« Sachez que vous n’êtes pas oubliés. Le Gouvernement œuvre pour le retour de la paix afin de permettre votre retour en toute sécurité et dignité au pays. Nous encourageons le retour volontaire, en concertation étroite avec nos partenaires et le pays hôte. », a-t-elle dit.

À ce jour, face à la crise sécuritaire dans l’est, la RDC se classe comme le premier contributeur en termes d’assistance humanitaire pour ses propres citoyens réfugiés à l’étranger, un signe de responsabilité étatique face aux conséquences de l’agression #rwandaise.
À l’en croire, cette visite permettra au Gouvernement de réévaluer ses mesures d’accompagnement en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.


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Depuis quelques jours, plusieurs médias et réseaux sociaux relaient une plainte de la société américaine PayServices contre l’État congolais et certains responsables publics. Cette affaire est souvent présentée comme un simple conflit contractuel ou un paiement refusé. En réalité, le cœur du dossier est beaucoup plus grave : PayServices se serait présentée comme une banque alors qu’elle ne l’était pas juridiquement.

Après enquête, il est apparu que PayServices n’a jamais disposé du statut légal de banque aux États-Unis. Le 18 octobre 2024, l’autorité de régulation financière de l’État de l’Idaho a officiellement retiré toute reconnaissance à cette société et lui a interdit d’utiliser le mot « Bank ». En clair, PayServices n’était ni autorisée à opérer comme banque, ni habilitée à gérer des fonds publics.

Lorsque les services compétents de l’État congolais, notamment au Ministère des Finances, avec l’appui et l’expertise de Julie Shiku, alors conseillère au sein dudit ministère, reconnue pour sa rigueur professionnelle et son attachement au respect des règles de la gestion publique, ont procédé aux vérifications de la situation juridique réelle de PayServices, ils ont confirmé cette absence totale d’habilitation.

Or, la loi congolaise sur les finances publiques interdit formellement tout paiement à une entité qui ne remplit pas ces conditions. Le Trésor public a donc, en toute légalité, mis un terme à toute suite donnée à ce dossier.

Pourtant, la société a continué à se présenter auprès des autorités congolaises comme un établissement bancaire, donnant une fausse impression de solvabilité, de régulation et de crédibilité. C’est cette fausse qualité qui a servi de base aux discussions avec certaines institutions publiques congolaise. En droit, cela s’appelle une manœuvre dolosive : obtenir un accord en trompant l’autre partie sur un élément essentiel.

Contrairement à ce que certains affirment, aucune somme d’argent n’a été versé, aucun contrat financier valable n’a été exécuté et aucune perte n’a été subie par PayServices. La société ne disposait même pas d’états financiers certifiés, ni d’évaluation crédible de sa valeur. Les montants de 20 millions ou 72 millions de dollars évoqués dans certains articles ne reposent sur aucun engagement budgétaire réel.

Après le refus de paiement, PayServices a lancé des accusations de corruption et saisi la justice américaine en réclamant jusqu’à 4 milliards de dollars. Pour l’État congolais, il s’agit d’une stratégie de pression destinée à transformer un échec juridique en conflit politique et médiatique.

Il convient de rappeler que Julie Shiku est une femme d’État, engagée de longue date dans le service public, dont la ligne de conduite a toujours été guidée par la droiture, le respect strict des lois et la volonté de produire un travail irréprochable au service de l’intérêt général.

Les décisions prises dans ce dossier s’inscrivent dans cette continuité : une exigence de légalité, de transparence et de bonne gouvernance, indépendamment de toute pression extérieur

La position de la #RDC est claire :
Mettre fin à une relation fondée sur une fausse qualité bancaire n’est pas une rupture abusive, mais une obligation de bonne gouvernance. La République démocratique du Congo affirme qu’elle coopérera avec toute juridiction compétente, mais qu’elle ne cédera ni à la fraude, ni à l’intimidation, ni à la désinformation.
Au cœur de ce dossier, il ne s’agit donc pas d’un contrat trahi, mais d’une tentative d’accès aux fonds publics fondée sur une fausse identité bancaire.

Mise au point du ministère du Portefeuille


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#RDC : les FARDC se désolidarisent des propos du général Ekenge. L’État-Major Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a annoncé, dimanche 28 décembre, la suspension du Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi de ses fonctions de porte-parole des FARDC, à la suite de propos tenus sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

Dans un communiqué officiel signé par le Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe, Chef d’État-Major Général des FARDC, la hiérarchie militaire condamne fermement les déclarations du général Ekenge, jugées stigmatisantes à l’égard de la communauté tutsi, diffusées le samedi 27 décembre 2025.

L’État-Major précise que ces propos ne reflètent en aucun cas la position officielle de la République Démocratique du Congo, encore moins celle du Commandant Suprême des FARDC, le Président de la République, ni celle du Gouvernement. Ils sont qualifiés d’« incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles dévolues aux Forces Armées ».

Face à la gravité de l’acte, les FARDC ont estimé nécessaire de tirer les conséquences immédiates en suspendant l’officier concerné de ses fonctions, réaffirmant ainsi leur attachement à la discipline, à la neutralité et au respect des principes fondamentaux de la République.

Dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, l’État-Major Général réitère la détermination des #FARDC à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays, tout en assurant la protection de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, sans distinction aucune, jusqu’au sacrifice suprême.


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#Ituri : vives inquiétudes après de violents affrontements entre les FARDC et la milice CRP à Bayoo.


Bayoo–Bule. Ces combats ont provoqué un important mouvement de panique au sein de la population civile, faisant craindre un lourd bilan humain.

Face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire, plusieurs civils ont trouvé refuge auprès de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Au total, vingt-huit personnes, dont neuf enfants et sept femmes, ont été accueillies à la base onusienne de Bayoo après avoir fui les affrontements. Ces déplacés ont été contraints d’abandonner leurs biens pour échapper aux violences.

La tension est montée d’un cran lorsque la base de la MONUSCO elle-même a été prise pour cible. Un Casque bleu a été blessé à l’épaule lors de tirs dirigés contre l’installation militaire. Pris en charge par les équipes médicales de la mission, le soldat de la paix a nécessité le déclenchement immédiat de mesures de sécurité renforcées, plaçant la base en état d’alerte maximale.

Par ailleurs, un militaire des FARDC blessé lors des combats sur l’axe Bayoo–Bule a également reçu des soins d’urgence au sein de la même base, selon des sources locales concordantes.

En réaction à cette attaque, le contingent bangladais de la MONUSCO a procédé à des tirs de sommation et renforcé sa présence sur le terrain par des patrouilles robustes le long de l’axe routier concerné. Ces actions visent à dissuader les groupes armés, sécuriser la zone et appuyer les forces loyalistes dans la protection des civils.


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