Le ministre iranien des Affaires Etrangères a prévenu dimanche que toute ingérence dans la gestion par Téhéran du détroit d’Ormuz, en dehors du cadre prévu par le protocole d’accord conclu avec Washington, risquait «d’accroître les tensions» dans la région, à rapporté le Figaro.

«Aucune autre institution ni aucun autre pays que l’Iran n’est responsable de la gestion du détroit conformément au protocole d’accord. Toute ingérence dans cette affaire, toute tentative d’adopter de nouvelles dispositions ou des dispositions séparées conduira à des retards dans la réouverture du détroit et augmentera les tensions», a déclaré Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères.

«J’exhorte toutes les parties à ne pas s’ingérer dans la gestion du détroit et à ne pas laisser ce protocole d’accord dévier de sa trajectoire», a-t-il ajouté.


View 154 times

JUST IN: 🇧🇫🇫🇷 Burkina Faso officially cuts all diplomatic relations with France.


View 157 times

Déborah Tshimpaka Mulanga, alias #Rebo #Tchulo, est poursuivie pour incitation de militaires et tolérance présumée d’actes de torture. Elle plaide non coupable et encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Décryptage pour comprendre cette affaire, La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo, se retrouve au cœur d’un dossier judiciaire qui dépasse désormais le simple cadre d’un différend privé. Poursuivie devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, l’artiste a plaidé non coupable et rejeté les accusations portées contre elle. Mais les chefs retenus contre elle sont lourds : incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, ainsi qu’ordre ou tolérance présumée d’actes de torture.

Selon les précisions données à l’audience par le président de la cour, la chanteuse encourt jusqu’à 20 ans de prison si les faits les plus graves sont établis et retenus par la juridiction.
Une affaire née autour d’un sac disparu

Avant de devenir une affaire de torture présumée, le dossier serait parti d’un incident survenu lors d’un tournage de clip. D’après Music In Africa, les faits remontent à la soirée du vendredi 17 avril 2026 : un sac appartenant à Rebo Tchulo aurait été signalé disparu. Il aurait contenu des documents officiels, des bijoux, de l’argent et des effets personnels. Dans les heures suivantes, un chauffeur lié au dispositif logistique du tournage aurait été suspecté.

C’est à ce moment que l’affaire aurait basculé. Toujours selon Music In Africa, le réalisateur du clip aurait contacté un proche issu des forces armées. Des hommes en uniforme seraient alors intervenus de nuit au domicile de la chanteuse pour interroger le suspect.

Une vidéo largement relayée le dimanche 19 avril 2026 a ensuite montré un jeune homme soumis à des violences physiques à Kinshasa. La scène, selon la même source, se serait déroulée dans un cadre privé, sans indication claire d’une procédure officielle.
Ce que l’acte d’accusation ajoute

Les éléments débattus à l’audience donnent aujourd’hui une portée plus grave au dossier. Selon l’acte d’accusation, Kasaï Sadisa Platini aurait été extrait de la concession d’Utex Africa avant d’être conduit vers la résidence de Rebo Tchulo, située à Ebonda.

C’est cette séquence qui intéresse désormais la cour : qui a donné l’ordre ? Dans quelles conditions la personne a-t-elle été déplacée ? Les militaires cités dans le dossier agissaient-ils dans un cadre légal ou dans une opération privée ? Et surtout, Rebo Tchulo a-t-elle participé, ordonné ou laissé faire les actes reprochés ?

L’artiste conteste l’ensemble des charges. Interrogée à l’audience, elle a rejeté les accusations, les qualifiant de fausses.
Pourquoi l’affaire est aussi grave

Le cœur du dossier n’est donc pas la disparition supposée d’un sac. Ce n’est pas non plus la seule existence d’une vidéo devenue virale. Le point décisif est ailleurs : l’accusation soutient que des militaires auraient été utilisés dans une affaire privée, puis que des violences assimilables à de la torture auraient été commises.

En droit, la torture est traitée comme une infraction d’une gravité particulière lorsqu’elle implique des agents publics, des personnes en uniforme ou des personnes agissant avec leur accord ou leur tolérance. La Convention des Nations unies contre la torture définit notamment la torture comme l’infliction intentionnelle de douleurs ou souffrances graves, physiques ou mentales, par un agent public, à son instigation, avec son consentement ou son acquiescement.

La RDC est partie à cette Convention depuis son accession du 18 mars 1996. Le texte impose aux États de faire des actes de torture des infractions pénales, y compris la tentative, la complicité ou la participation, et de prévoir des peines tenant compte de leur gravité.

C’est ce qui explique la lourdeur de la peine évoquée à l’audience. Rebo Tchulo ne risque pas jusqu’à 20 ans parce qu’elle est une artiste connue, ni parce qu’une affaire privée a mal tourné. Elle risque cette peine parce que l’accusation rattache les faits à deux éléments aggravants : l’intervention présumée de militaires et l’existence alléguée d’actes de torture.
Ce que la cour devra établir

La justice devra d’abord dire si Kasaï Sadisa Platini a effectivement été extrait d’Utex Africa et conduit à la résidence de la prévenue dans les conditions décrites par l’accusation.

Elle devra ensuite établir si des actes de torture ont réellement été commis. La vidéo relayée en ligne peut être un élément du dossier, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à établir toutes les responsabilités pénales. Il faudra vérifier qui est visible, qui donne les ordres, qui exécute, qui assiste, qui tente d’intervenir ou non, et dans quel contexte exact les violences ont eu lieu.

La troisième question est la plus sensible : le rôle personnel de Rebo Tchulo. La cour devra déterminer si l’artiste a ordonné l’intervention, si elle a sollicité des militaires, si elle a assisté aux violences, si elle les a encouragées, si elle a tenté de les empêcher, ou si elle n’a joué aucun rôle pénalement établi. Selon Music In Africa, l’entourage de la chanteuse avait déjà soutenu qu’elle n’aurait pas directement sollicité l’intervention et qu’elle aurait tenté d’y mettre fin, mais cette version n’était pas confirmée de manière indépendante à ce stade.
Qui est Rebo Tchulo ?

Rebo Tchulo n’est pas une artiste secondaire dans la musique urbaine congolaise. De son vrai nom Déborah Tshimpaka Mulanga, elle s’est imposée comme l’une des figures féminines de la nouvelle scène kinoise, dans un environnement musical longtemps dominé par les hommes.

Son parcours commence loin des grandes scènes. L’Agence congolaise de presse rappelait en 2021 qu’elle a commencé à chanter très jeune dans des chorales d’église, entre 8 et 12 ans, avant de se faire remarquer plus tard par des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Elle évolue ensuite à la Chapelle du Phare, lance son premier single « Cœur Fragile », puis apparaît dans le clip « Top Model » d’Innoss’B, ce qui contribue à la rapprocher de l’univers de Ferré Gola.

En 2017, elle signe avec Ferre Gola TV et sort « Ni Nani », titre qui contribue à la faire connaître auprès du public kinois et brazzavillois. Elle enchaîne ensuite avec des titres comme « Biloko », « Mbote » ou encore « Mukaji Internationale ».

Sa notoriété numérique confirme cette montée en puissance. En juin 2023, Music In Africa rapportait qu’elle avait reçu à Paris une plaque Silver de YouTube après avoir dépassé les 100 000 abonnés. Sa chaîne, créée en 2018, cumulait alors près de 10 millions de vues et 104 000 abonnés.

En janvier 2025, Rebo Tchulo franchit une nouvelle étape en annonçant sa signature chez Def Jam Africa. Kinshasa Times présentait alors cette signature comme une ouverture vers une carrière plus internationale, en soulignant son statut de figure de la nouvelle génération musicale congolaise.
Une affaire judiciaire, pas un procès de célébrité

La notoriété de Rebo Tchulo explique l’écho médiatique du dossier. Mais juridiquement, ce n’est pas sa carrière qui est jugée. La cour devra trancher sur des faits précis : un homme a-t-il été déplacé illégalement ? Des militaires ont-ils été mobilisés en dehors de leur mission ? Des violences ont-elles été commises ? Ces violences relèvent-elles de la torture ? Et l’artiste y a-t-elle pris part, directement ou indirectement ?

À ce stade, Rebo Tchulo reste présumée innocente. Son plaidoyer de non-culpabilité oblige l’accusation à démontrer, preuve à l’appui, non seulement la matérialité des violences, mais aussi le lien entre ces violences, les militaires cités et la responsabilité personnelle de la chanteuse.

C’est cette démonstration qui fera la différence entre une affaire virale et une condamnation pénale.


View 232 times

#Déforestation : 20 % des forêts primaires du #Togo ont disparu en deux décennies


View 273 times

#Mozambique : Eni étudie un troisième projet de GNL dans le bassin de Rovuma


View 273 times

23e Séminaire du FRATEL : l'ARPCE #Congo préside la table ronde des experts consacrée à la qualité d'exploitation des #réseaux #télécoms


View 324 times

Prix records du tungstène : le #Rwanda en première ligne en #Afrique, devant la #RDC .

Le paratungstate d'ammonium (APT), produit intermédiaire de référence dans la production de tungstène métal, a dépassé fin avril 3000 dollars la tonne, en hausse de plus de 200 % depuis le début de l’année. Alimenté par une rupture dans les flux d'approvisionnement mondiaux, ce rallye cache des opportunités pour les deux principaux producteurs africains : le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Aux côtés de l’étain et du coltan, le tungstène appartient au groupe des métaux critiques communément appelés 3T. Ses propriétés mécaniques exceptionnelles, en l’occurrence une densité et une résistance aux hautes températures, en font un matériau de choix pour les équipements militaires et aérospatiaux.

La demande militaire, actuellement estimée à environ 12 % du total, est attendue à 15 % entre 2027 et 2028, portée par le réapprovisionnement des stocks de défense à l'échelle mondiale, selon Project Blue. Mais c’est le secteur automobile qui est aujourd’hui le premier consommateur mondial de tungstène, avec 25 à 30 % de la demande, d’après le cabinet Argus.

La Chine concentre l'essentiel de la production et des exportations mondiales. En 2025, Pékin a imposé de nouvelles restrictions à l'exportation, tout en réduisant ses quotas miniers. En décembre de la même année, seules 15 entreprises ont été autorisées à exporter du tungstène chinois pour la période 2026 - 2027. Cette politique de contraction de l'offre a directement alimenté la hausse des prix, en privant les acheteurs occidentaux de leur principal fournisseur.

Le Rwanda, bien placé à Washington

L'Afrique centrale pèse encore peu dans la filière mondiale du tungstène, et les deux pays qui en produisent ont des profils très différents. Entièrement artisanale, la production congolaise de wolframite (principal minerai du tungstène) s'est établie à 213 tonnes en 2025. Quant aux exportations, elles n’ont atteint que 94,5 tonnes valorisées, à 1,3 million USD. A titre de comparaison, les exportations de cassitérite (minerai d’étain) de la RDC ont atteint la même année 46 251 tonnes, pour une valeur de 652 millions USD.

Le Rwanda affiche de son côté des chiffres sans commune mesure. Avec 2 383,9 tonnes exportées en 2024 pour une valeur de 35,76 millions USD selon les chiffres officiels, le pays est le principal fournisseur africain de tungstène. L’écart avec son voisin congolais s'explique largement par la mine Nyakabingo, présentée par son propriétaire Trinity Metals comme le plus grand producteur de tungstène du continent africain.

Cette mine produit entre 100 et 110 tonnes de wolframite par mois, mais la ressource estimée dépasse 115 000 tonnes de tungstène récupérable, avec un potentiel d'augmentation significative. L’impact de la hausse des prix mondiaux sur les revenus du projet reste à évaluer, mais c’est sur un terrain plus stratégique que les retombées de la conjoncture actuelle seront intéressantes à observer.

Dans un contexte où les Etats-Unis doivent affronter les conséquences des restrictions chinoises, qui peuvent affecter leur industrie de Défense, le Rwanda s’est déjà positionné. Kigali et Washington ont signé en août 2025 un accord commercial inédit qui a débouché, dès septembre, sur l’arrivée d’une première cargaison officielle de tungstène rwandais aux États-Unis.

Cette première livraison est le fruit d’un partenariat entre l’américain Global Tungsten and Powders et Trinity Metals, dont le fonds TechMet est actionnaire. Ce dernier bénéficie lui-même du soutien financier de la Development Finance Corporation (DFC), une agence américaine d'investissement, signe d’un engagement de long terme de la part de Washington. Sur ce terrain, la RDC est encore absente.

La collaboration croissante avec les USA, impliquant la mise en place d'une réserve d'actifs miniers critiques, ouvre néanmoins des perspectives intéressantes pour Kinshasa. Des investisseurs américains sont de plus en plus actifs en RDC, autant pour l’exploration que la production. Si ce cadre ne concerne pas encore le tungstène, l’hypothèse que la nécessité pour les USA et leurs partenaires de diversifier l’approvisionnement puisse favoriser une montée en régime de la production congolaise de tungstène n’est pas à exclure.

Emiliano Tossou


View 330 times

Afrique du Sud : Un tribunal prononce l’expulsion du fils de Robert Mugabe


View 339 times

#RDC : 10 ans après sa mort, Papa Wemba mérite au moins une pierre tombale digne de son héritage (Proches)


View 361 times

#Lomami : 4 morts dans un accident de la circulation à Lusuku


View 361 times