#ALAUNE | #Agression rwandaise : l’armée ouvre une enquête sur la débâcle de #Bunagana.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé, depuis la fin juillet, une vaste enquête interne afin de faire toute la lumière sur la débâcle militaire enregistrée à Bunagana ainsi que sur les revers successifs qui ont suivi, notamment la perte de Goma et de Bukavu.

Selon l’armée, cette investigation est conduite par l’Inspection générale des FARDC, avec l’appui de l’Auditorat général. Elle vise plusieurs officiers, dont des hauts responsables de la chaîne de commandement, soupçonnés de manquements graves dans la conduite des opérations.

Dans un communiqué daté du 29 juillet et rendu public le mercredi 20 août, consulté par BETO.CD, le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et anciens combattants, a instruit l’Inspection générale de convoquer les officiers concernés à des séances de travail.

« Les officiers dont la liste est annexée sont conviés à se présenter devant l’Inspection générale. Quant à ceux qui sont déjà en détention, des descentes seront effectuées dans les établissements pénitentiaires afin de recueillir leurs dépositions », précise le document.

L’objectif de cette enquête est double : établir les responsabilités dans les revers militaires successifs et proposer des mesures correctives pour restaurer la capacité opérationnelle des FARDC dans l’Est du pays, où les combats contre les groupes armés persistent.

Plusieurs militaires ont déjà été interpellés dans le cadre de cette procédure. Les conclusions de l’enquête, attendues dans les prochaines semaines, pourraient déboucher sur des sanctions disciplinaires et judiciaires, mais également sur une restructuration stratégique des forces armées.

Pour rappel, la cité frontalière de Bunagana, située à une centaine de kilomètres de Goma dans le groupement de Jomba, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), est tombée dans la nuit du 12 au 13 juin 2022, à l’issue de violents affrontements entre les rebelles du M23 et les FARDC. Depuis lors, toutes les tentatives de l’armée congolaise pour la reconquérir se sont soldées par des échecs.


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La lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) entre dans une nouvelle phase. Du 7 au 8 août, Addis-Abeba a accueilli la première réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (MCCS), créé dans le cadre de l’accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.

Au terme des discussions, il a été décidé que la mise en œuvre du plan harmonisé de neutralisation des #FDLR serait placée sous la responsabilité directe du MCCS.

Cette structure conjointe, composée de représentants permanents de Kinshasa et de Kigali, aura pour mission non seulement d’orchestrer les opérations visant à mettre fin aux activités de ce groupe armé d’origine rwandaise, mais aussi d’assurer le désengagement progressif des forces et la levée des mesures défensives par le Rwanda.

Le dispositif inclut également la facilitation de l’échange de renseignements et d’informations en temps réel entre les deux pays, afin de coordonner les actions et de réduire les risques d’incidents.

La réunion d’Addis-Abeba, à laquelle ont pris part des observateurs des États-Unis, du Qatar, du Togo (facilitateur de l’Union africaine) et de la Commission de l’Union africaine, a permis d’adopter les termes de référence encadrant le fonctionnement futur du MCCS.


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Le nouveau gouvernement est composé de 53 membres, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette équipe, présentée comme un gouvernement d'union nationale, vise à répondre aux défis sécuritaires et sociaux du pays.

Plusieurs personnalités font leur entrée dans ce gouvernement. Il s'agit de :

1. Adolphe Muzito : ancien Premier ministre sous Joseph Kabila et candidat à la présidentielle de 2023, il fait son retour au sein de l'exécutif à la tête du ministère du Budget.

2. Floribert Anzuluni : il intègre le gouvernement au poste de ministre de l'Intégration régionale.

3. Eliezer Ntambwe : il est nommé au poste de ministre délégué de la Défense et des Anciens combattants.

4. Grace Kutino : elle est désormais aux commandes du ministère de la Jeunesse.

5. Marie Niangé Ndambo : elle prend le portefeuille de l'Environnement et du Développement durable.

6. Guillaume Ngefa Atondoko Andali : Il est nommé Ministre d'État chargé de la Justice et Garde des Sceaux.

7. Onège Nsele Mpimpa : il est nommé au ministère des Affaires foncières.
Réorganisation de l'équipe gouvernementale

Le remaniement a également entraîné des changements de postes et le départ de certains ministres de l'ancien gouvernement :

1. Julien Paluku : Il quitte son poste pour prendre la tête du Commerce extérieur.

2. Eve Bazaiba : Elle passe de l'Environnement aux Affaires sociales.

3. Thérèse Kayikwamba : Elle est reconduite au poste de ministre d'État aux Affaires étrangères.

4. Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi : Elle est toujours chargée du ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire.

5. Doudou Fwamba : Il est confirmé au poste de Ministre des Finances, etc.

Voici la liste complète du Gouvernement Suminwa II :

Première Ministre : Judith Suminwa Tuluka

Vice-Premiers ministres

Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières : Jacquemain Shabani

Transports et Voies de communication : Jean-Pierre Bemba

Défense nationale et Anciens combattants : Guy Kabombo Mwadimvita

Économie nationale : Daniel Mukoko Samba

Budget : Adolphe Muzito

Fonction publique, Modernisation de l'administration et Innovation : Jean-Pierre Lihau

Ministres d'État

Plan et Coordination de l'aide au développement : Guylain Nyembo

Affaires étrangères et Coopération internationale : Thérèse Kayikwamba

Agriculture et Sécurité alimentaire : Muhindo Nzangi Butondo

Industrie : Aimé Boji

Affaires sociales et Actions humanitaires : Ève Bazaiba

Justice et Garde des sceaux : Guillaume Ngefa Atondoko Andali
Ministres

Mines : Louis Kabamba Watum

Ressources hydrauliques et Électricité : Aimé Molendo Sakombi

Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement : Patrick Muyaya

Entrepreneuriat et Développement des PME : Justin Kalumba

Aménagement du territoire : Jean-Lucien Busa

Tourisme : Didier Manzenga

Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté : Raïssa Malu

Commerce extérieur : Julien Paluku

Environnement et Développement durable : Marie Niangé Ndambo

Infrastructures et Travaux publics : John Banza Lunda

Enseignement supérieur et universitaire, et Recherche scientifique : Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi

Emploi et Travail : Ferdinand Massamba Wa Massamba

Affaires foncières : Onège Nsele Mpimpa
Ministres délégués

Affaires étrangères, Francophonie et Diaspora : Crispin Mbadu Panzu

Environnement, Nouvelle économie durable et Climat : Arlette Bahati Tito

Urbanisme, Politique de la ville : Angel Bangasa Yogo

Affaires sociales, Personnes vivant avec handicap : Irène Esambo

Défense, Anciens combattants : Eliezer Tambwe

Vice-ministres

Budget : Élysée Bokumwana

Intérieur : Eugénie Tshela Kamba

Affaires étrangères : Noëlla Ayeganato

Finances : Gracia Yamba Kazadi

Éducation nationale : Théodore Kazadi Muyahila

Affaires coutumières : Mwami Ndeze Katurebe Jean-Baptiste.

L'investiture de ce nouveau gouvernement par l'Assemblée nationale est attendue dans les jours à venir.


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#RDC : le #PAM sollicite 270 millions $ pour une assistance alimentaire aux déplacés atteints de la « faim aiguë »


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Les miliciens de la Convention pour la Révolution populaire (CRP) de Thomas Lubanga, au nombre de 60, se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo dans la chefferie des Bahema-Banywagi, en territoire de Djugu, au littoral du lac Albert (Ituri), le mardi 05 août 2025.

Le porte-parole de l'armée en Ituri qui a rapporté la nouvelle à la presse, souligne que cette reddition fait suite à la pression militaire exercée sur ces hors-la-loi. Ils ont été présentés au commandant secteur opérationnel Ituri, ajoute la même source.

" Les Forces armées de la République démocratique du Congo viennent d'appuyer sur l'accélérateur opérationnel. La pression militaire exercée par les forces armées contre les groupes armés hostiles au processus, voici les fruits : plus de 60 éléments de CRP rendus. Ils se sont rendus aux forces armées. Nous disons que cette pression va continuer ", a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, dans une communication à la presse, le même mardi.

L'armée appelle les autres miliciens CRP à se rendre pour "sauver leurs vies".

"Nous appelons les autres à ne pas hésiter, à sauver leurs vies, à quitter la brousse et à se rendre aux forces armées pour avoir la vie sauve. Et plus rien ne sera comme auparavant, quoi qu'il en soit, quoi qu'il en coûte, les forces armées vont imposer la paix et restaurer l'autorité de l'État sur toute l'étendue de la province de l'Ituri. Ils seront pris en charge par l'État congolais. D'ailleurs, c'est ce qui nous a été recommandé par le droit international humanitaire. Nous, en tant qu'une armée professionnelle, nous allons les prendre en charge tout en respectant le droit international humanitaire", a lancé le communicateur des #FARDC en Ituri.

Cette reddition intervient dans un contexte où ces miliciens ont subi un revers dans les localités longeant la route nationale numéro 27, après des opérations menées par les forces armées.


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La République démocratique du Congo et la République du Rwanda poursuivent leur processus de normalisation et de renforcement de leur coopération dans plusieurs secteurs, en vue de garantir la paix dans la région des Grands Lacs, sous la médiation des États-Unis d’Amérique.

Dans l’énoncé de principes du Cadre d’intégration économique régionale (CIER) rendu public par le Département d’État américain, les deux pays se sont engagés à garantir une transparence totale dans l’approvisionnement en minerais dans la région.

« Les deux Participants ont l’intention d’œuvrer dans leur pays respectif, et en collaboration l’un avec l’autre, afin d’assurer un approvisionnement constant et transparent des marchés internationaux en minerais », peut-on lire dans ce document consulté par la rédaction de BETO.CD.

Kinshasa et Kigali se sont également engagés à coopérer pour s’assurer que le commerce des minerais ne serve plus à financer les groupes armés. Ils visent à bâtir un secteur minier industriel de classe mondiale, de la mine à l’utilisateur final, apportant une réelle valeur ajoutée aux deux pays et renforçant la réputation du secteur.

Kinshasa immobilier

« Les Participants s’engagent également à formaliser l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, à développer de nouvelles sources de revenus et à entreprendre des initiatives conjointes pour renforcer la transparence et lutter contre la corruption ainsi que le commerce illicite, notamment en améliorant la traçabilité et les normes professionnelles », indique le document.

Ces engagements visent à créer des conditions favorables à l’investissement des grandes entreprises mondiales d’extraction et de transformation dans la région. Les deux pays ont également exprimé leur volonté de renforcer l’interopérabilité transfrontalière, notamment à travers une meilleure gestion des frontières, et de promouvoir un partage équitable des bénéfices, notamment par des initiatives de développement industriel.

Selon le Département d’État américain, ce Cadre d’intégration économique régionale incarne une vision commune pour relever les défis persistants dans la région des Grands Lacs et promouvoir une prospérité partagée. Il couvre plusieurs domaines : énergie, infrastructures, chaîne d’approvisionnement des minerais, gestion des parcs nationaux, santé publique, avec la possibilité d’en étendre la portée.

Ce Cadre s’inscrit dans l’esprit de la Déclaration de principes signée en avril 2025 entre le Rwanda et la RDC, ainsi que de l’accord de paix conclu en juin de la même année.


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Le procès de l'ancien président de la République et sénateur à vie, Joseph Kabila, s'ouvre ce vendredi devant la Haute Cour #militaire à Kinshasa.

Cette annonce, faite ce jeudi 24 juillet 2025 par la cellule de communication de cette juridiction, fait suite à la levée de son immunité parlementaire par le Sénat, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires contre le prédécesseur de Félix Tshisekedi.

La décision de lever l'immunité de Joseph Kabila a été prise par le Sénat congolais lors d'un vote à bulletin secret tenu dans la soirée du jeudi 22 mai dernier. Le vote, largement en faveur de la levée (88 voix pour, 5 contre), a validé la demande de l'Auditeur général des Forces Armées de la RDC.

Les accusations portées contre Joseph Kabila par les autorités congolaises, notamment le président Félix Tshisekedi, sont graves et concernent des allégations de "trahison, crimes de guerre, et crimes contre l'humanité" en lien avec le soutien présumé au groupe rebelle M23 dans l'Est du pays.

Les proches de l'ancien chef de l'État, notamment les cadres de sa famille politique, ont toujours rejeté toutes ces accusations, les qualifiant de "manœuvres politiques" et de "théâtre" visant à discréditer leur autorité morale et à détourner l'attention de véritables problèmes du pays.

Merveil Molo


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#Lubumbashi : 3 présumés criminels recherchés par la police, la mairie appelle les habitants à collaborer.

«Pour les nécessités d'enquête, la police nationale congolaise, ville de Lubumbashi, recherche activement les personnes dont les photos apparaissent ci-dessous, auteurs présumés de braquages et meurtres en bandes organisées. Toute personne pouvant les identifier afin de les localiser est priée de joindre la police», peut-on lire dans le communiqué.

Le maire lance un appel à la population pour soutenir les forces de l’ordre dans cette traque. Un numéro vert (0900220002) a été mis à disposition pour signaler toute information utile. Patrick Kafwimbi promet également une récompense conséquente à toute personne qui permettra l’arrestation de ces individus.

Cette alerte intervient après une série d’attaques violentes enregistrées au cours de la semaine, notamment entre le lundi 7 et le vendredi 11 juillet. Ces actes ont plongé la ville dans la psychose. Le dernier braquage, survenu le vendredi soir au quartier Salama, dans la commune de Kamalondo, a coûté la vie à un cambiste bien connu sous le nom de Tytyne, abattu d’une balle dans la tête. Une importante somme d’argent aurait été dérobée par les assaillants.

La mairie appelle à la vigilance et la solidarité citoyenne face à cette menace sécuritaire croissante, tout en rassurant que toutes les mesures sont prises pour ramener la paix et la sécurité dans la capitale cuprifère.


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« Emmenez des entreprises canadiennes ici ! Envoyez-moi des PDG canadiens ! Nous pouvons leur donner des contrats ! », assure Willy Manzi.Il projette un voyage au Canada pour chercher des appuis au sein du gouvernement et du milieu des affaires.”Le Canada a plusieurs raisons de marcher avec nous” ajoute le vice -gouverneur du M23.

Willy Manzi a pris ses aises dans la luxueuse résidence officielle du vice-gouverneur, où ses gardes fouillent minutieusement les visiteurs, confisquant les appareils électroniques avant de les laisser entrer. Pour l’instant, sa femme et ses enfants demeurent au Québec, dans la modeste maison jumelée qu’il possède à Gatineau.

Son parcours illustre le flou entourant ce que le Canada est prêt à tolérer de ses citoyens, lorsqu’il est question de participer à des mouvements insurrectionnels armés ou de renverser des gouvernements étrangers. Les autorités canadiennes sont, par exemple, intervenues récemment pour arrêter un Québécois qui fomentait un coup d’État armé en Haïti, mais elles ont laissé tranquilles les leaders canadiens de la rébellion congolaise, malgré des condamnations officielles d’Ottawa.

Willy Manzi a quitté la RDC dans les années 1990, à l’âge de 8 ans, pour fuir les violences interethniques. Après avoir vécu dans différents camps de réfugiés, il est arrivé au Canada en 2013 et s’est établi dans la région d’Ottawa, où il a obtenu l’asile politique et la citoyenneté. « Le premier passeport que j’ai tenu dans mes mains était canadien », se souvient-il.

Il a travaillé comme gardien de sécurité au Musée des beaux-arts du Canada et à la Banque Scotia, puis en informatique, tout en s’impliquant dans des organismes canadiens de promotion de la paix et de lutte contre la pauvreté. Sur les réseaux sociaux, il affiche sa photo avec le général à la retraite Roméo Dallaire. Il dit avoir déjà rencontré des fonctionnaires fédéraux pour les sensibiliser au sort de la communauté tutsie en RDC.

Durant tout ce temps, il affirme ne jamais s’être habitué à l’alimentation nord-américaine. « La poutine, ce n’est pas de la nourriture, c’est juste quelque chose pour te faire grossir », lance-t-il avec dépit.

Graduellement, il a commencé à mobiliser la diaspora en faveur du M23, qui multipliait les victoires militaires en RDC contre le gouvernement, les Casques bleus de l’ONU, ainsi qu’une force multinationale de pays africains déployée pour freiner la rébellion

À titre de vice-gouverneur de la province du Nord-Kivu, M. Manzi est au cœur de ce nouveau pouvoir qui rêve de négocier des ententes avec les grandes puissances concernant les richesses immenses du pays, dont les minerais critiques utilisés dans la fabrication de téléphones intelligents, de voitures électriques et d’ordinateurs. C’est là que le vice-gouverneur du M23 veut le rôle du Canada dans des négociations sur les minerais stratégiques.


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