#RDC: Le gouvernement provincial de Kinshasa a dénoncé, dans un communiqué officiel publié vendredi, un dispositif organisé visant à provoquer les forces de l’ordre lors de la manifestation de l’opposition, à travers le recrutement et la manipulation d’individus désœuvrés, selon des informations communiquées par les services de sécurité.
« Les informations venant de nos services de sécurité révèlent un mode opératoire préoccupant consistant à recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, à les munir d’armes blanches et à les placer en première ligne afin de provoquer les forces de l’ordre, de franchir les périmètres de sécurité établis et de se livrer à des actes de provocation », indique le communiqué.
Les autorités provinciales ont condamné avec fermeté ces pratiques, estimant qu’elles sont incompatibles avec l’exercice des libertés démocratiques et qu’elles exposent les populations à des risques graves pour leur sécurité.


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#RDC : L'UDPS demande à Donald Trump de lancer un mandat d'arrêt international contre Joseph Kabila.

A en croire Augustin Kabuya, cette demande est incluse dans la requête que le parti au pouvoir a déposée à l'ambassade des États-Unis d’Amérique à l'issue de sa marche.

« Avec les sanctions contre l'ancien président Joseph Kabila, nous comme parti au pouvoir, nous étions obligés d'organiser une manifestation qui va montrer à la face du monde que nous sommes derrière cette position américaine. Au cours de la manifestation, nous avons demandé aussi aux autorités américaines, en particulier le président Donald Trump, si l'administration américaine pouvait encore lancer un mandat d'arrêt international contre Joseph Kabila », a déclaré le secrétaire général de l'UDPS.

Pour rappel, le département du Trésor américain, par l’intermédiaire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a annoncé le 30 avril dernier des sanctions contre l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision est motivée par son soutien présumé au Mouvement du 23 mars (M23) et à l’Alliance du fleuve Congo (#AFC), deux entités impliquées dans le conflit armé à l’Est du pays.

Jephté Kitsita


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#Sankuru : la CENI fixe à 155.610 USD le coût de l’élection du gouverneur, La Commission Électorale Nationale Indépendante a rendu public, ce lundi 23 mars 2026, le budget arrêté pour l’organisation de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru. Le coût global de ce scrutin est estimé à 155.610 dollars américains, un montant que l’institution affirme conforme à ses prévisions opérationnelles.

Dans un communiqué officiel, la CENI a tenu à clarifier les raisons du report de cette échéance électorale, initialement évoqué dans sa communication du 20 mars. Selon elle, ce report est exclusivement dû à l’indisponibilité des ressources financières nécessaires, et non à une quelconque surévaluation du budget.

« Le budget réel établi par la CENI pour l’organisation de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru s’élève à 155.610 USD, conformément aux prévisions opérationnelles », a-t-on lu dans ce document. L’institution déplore par ailleurs la circulation d’informations qu’elle qualifie d’« infondées », estimant qu’elles contribuent à entretenir une perception erronée de la gestion des opérations électorales.

La centrale électorale insiste ainsi sur le fait que les contraintes financières demeurent la seule cause du report du scrutin, écartant toute accusation de dérive budgétaire.


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Le diplomate américain succède à la Guinéenne Bintou Keita, dont le mandat à la tête de la mission onusienne arrive à son terme. Dans son annonce, António Guterres a salué « son importante contribution et son service » à la tête de la MONUSCO, dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement complexe dans le pays.

Un diplomate chevronné des crises africaines

Le diplomate américain James Swan possède une longue expérience des affaires africaines au sein de l’administration américaine et des Nations unies. Il a notamment été ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo entre 2013 et 2016, après avoir représenté Washington en Djibouti de 2008 à 2011 et exercé comme envoyé spécial américain pour la Somalie de 2011 à 2013.

Aux Nations unies, il a également occupé le poste de représentant spécial du secrétaire général pour la Somalie entre 2019 et 2022, avant d’assurer de nouveau l’intérim en 2024 après la fin du mandat de la Mission d’assistance des Nations unies en Somalie.

Auparavant, James Swan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au Département d’État des États-Unis, notamment comme sous-secrétaire d’État adjoint chargé de l’Afrique centrale et de l’Est. Il a aussi été chef de mission adjoint dans les ambassades américaines à Kinshasa et à Brazzaville, ainsi que responsable du dossier Zaïre/RDC à Washington.

Diplômé de l’Université de Georgetown, de la Johns Hopkins School of Advanced International Studies et du National War College, il est reconnu comme un fin connaisseur des enjeux politiques et sécuritaires du continent africain.

Sa nomination intervient alors que la MONUSCO traverse une phase charnière de son histoire. La mission est engagée dans un processus de retrait progressif du territoire congolais, tout en poursuivant ses opérations dans les zones encore affectées par l’insécurité, principalement dans l’est du pays.

En décembre 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de prolonger le mandat de la mission jusqu’au 20 décembre 2026. Le dispositif actuel comprend environ 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et près de 1 700 policiers. La protection des civils, l’appui au système judiciaire congolais ainsi que le soutien aux initiatives régionales de paix, notamment les processus de Luanda et de Nairobi, demeurent au cœur de ses priorités.

Avant de céder sa place, Bintou Keita aura dirigé la MONUSCO pendant près de quatre ans, depuis sa nomination en 2021, marquant l’une des périodes les plus sensibles de la mission onusienne en République démocratique du Congo.


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Agression dans l’Est : l’armée dément les rumeurs sur la présence des mercenaires français à #Kisangani.

Le porte-parole intérimaire de l’armée, le Lieutenant-Colonel Mongba Hazukay Mak, rappelle des liens militaires entre Kinshasa et Paris. À l’en croire, depuis l’indépendance de la RDC, cette relation se concentre prioritairement sur la formation des unités de combat et l’instruction des officiers, que ce soit en France, sur le territoire national ou dans des écoles militaires régionales sur le continent africain.

La réaction de l’armée fait suite à la diffusion virale d’images sur les réseaux sociaux montrant des soldats mercenaires français en uniforme, à Kisangani. Les FARDC qualifient ces rumeurs de « mensongères » et les attribuent à une stratégie de désinformation de la « presse de l’occupation ».

« Les militaires français dont les images circulent sont des instructeurs déployés officiellement pour recycler nos unités », a précisé le Lieutenant-Colonel Hazukay Mak.


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À LA UNE | La RDC inscrit la mine de coltan de Rubaya dans son offre stratégique aux États-Unis.

La République démocratique du Congo a ajouté la mine de coltan de Rubaya, l’un des gisements de tantale les plus riches au monde, à une liste restreinte d’actifs stratégiques proposés aux États-Unis dans le cadre d’une coopération bilatérale sur les minéraux critiques, selon un document gouvernemental consulté par Reuters.

L’inclusion de Rubaya a été confirmée par un haut responsable congolais et un diplomate américain, sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du dossier. La liste a été présentée lors d’une réunion RDC–États-Unis tenue le 5 février à Washington, destinée à faire avancer le partenariat stratégique sur les minéraux conclu en décembre dernier.

Un gisement clé sous contrôle rebelle

Située dans la province du Nord-Kivu, la mine de Rubaya représente environ 15 % de la production mondiale de coltan. Le minerai, riche en tantale – un métal résistant à la chaleur utilisé dans les semi-conducteurs, l’aéronautique, les téléphones portables ou encore les turbines à gaz – est aujourd’hui exploité artisanalement par des milliers de creuseurs locaux.

Mais le site demeure sous le contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et de leur branche politique, l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe soutenu par le Rwanda selon les Nations unies – une accusation que Kigali dément. Un rapport onusien publié l’an dernier estime que les rebelles tirent au moins 800 000 dollars par mois de taxes prélevées sur la production et le commerce du coltan de Rubaya, alimentant des réseaux de contrebande régionaux.

Le M23 et l’AFC sont sous sanctions américaines et ne font pas partie de l’accord de paix fragile négocié entre Kinshasa et Kigali sous l’égide de Washington en décembre, alors dirigé par le président Donald Trump. Malgré ce pacte, les affrontements se poursuivent dans l’est congolais.

Un pari économique et stratégique

Selon le document gouvernemental, la RDC estime que la relance et la montée en puissance de la production commerciale à Rubaya nécessiteraient un investissement compris entre 50 et 150 millions de dollars. Les autorités anticipent toutefois un retour rapide sur investissement, porté par la forte demande mondiale en tantale.

Kinshasa met en avant la possibilité de transformer Rubaya en source d’approvisionnement « entièrement traçable et sans conflit », conforme aux règles américaines en matière de chaîne d’approvisionnement responsable. Un argument de poids pour Washington, engagé dans une stratégie de diversification de ses sources de métaux critiques afin de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine en Afrique.


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