Le diplomate américain succède à la Guinéenne Bintou Keita, dont le mandat à la tête de la mission onusienne arrive à son terme. Dans son annonce, António Guterres a salué « son importante contribution et son service » à la tête de la MONUSCO, dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement complexe dans le pays.

Un diplomate chevronné des crises africaines

Le diplomate américain James Swan possède une longue expérience des affaires africaines au sein de l’administration américaine et des Nations unies. Il a notamment été ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo entre 2013 et 2016, après avoir représenté Washington en Djibouti de 2008 à 2011 et exercé comme envoyé spécial américain pour la Somalie de 2011 à 2013.

Aux Nations unies, il a également occupé le poste de représentant spécial du secrétaire général pour la Somalie entre 2019 et 2022, avant d’assurer de nouveau l’intérim en 2024 après la fin du mandat de la Mission d’assistance des Nations unies en Somalie.

Auparavant, James Swan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au Département d’État des États-Unis, notamment comme sous-secrétaire d’État adjoint chargé de l’Afrique centrale et de l’Est. Il a aussi été chef de mission adjoint dans les ambassades américaines à Kinshasa et à Brazzaville, ainsi que responsable du dossier Zaïre/RDC à Washington.

Diplômé de l’Université de Georgetown, de la Johns Hopkins School of Advanced International Studies et du National War College, il est reconnu comme un fin connaisseur des enjeux politiques et sécuritaires du continent africain.

Sa nomination intervient alors que la MONUSCO traverse une phase charnière de son histoire. La mission est engagée dans un processus de retrait progressif du territoire congolais, tout en poursuivant ses opérations dans les zones encore affectées par l’insécurité, principalement dans l’est du pays.

En décembre 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de prolonger le mandat de la mission jusqu’au 20 décembre 2026. Le dispositif actuel comprend environ 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et près de 1 700 policiers. La protection des civils, l’appui au système judiciaire congolais ainsi que le soutien aux initiatives régionales de paix, notamment les processus de Luanda et de Nairobi, demeurent au cœur de ses priorités.

Avant de céder sa place, Bintou Keita aura dirigé la MONUSCO pendant près de quatre ans, depuis sa nomination en 2021, marquant l’une des périodes les plus sensibles de la mission onusienne en République démocratique du Congo.


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Agression dans l’Est : l’armée dément les rumeurs sur la présence des mercenaires français à #Kisangani.

Le porte-parole intérimaire de l’armée, le Lieutenant-Colonel Mongba Hazukay Mak, rappelle des liens militaires entre Kinshasa et Paris. À l’en croire, depuis l’indépendance de la RDC, cette relation se concentre prioritairement sur la formation des unités de combat et l’instruction des officiers, que ce soit en France, sur le territoire national ou dans des écoles militaires régionales sur le continent africain.

La réaction de l’armée fait suite à la diffusion virale d’images sur les réseaux sociaux montrant des soldats mercenaires français en uniforme, à Kisangani. Les FARDC qualifient ces rumeurs de « mensongères » et les attribuent à une stratégie de désinformation de la « presse de l’occupation ».

« Les militaires français dont les images circulent sont des instructeurs déployés officiellement pour recycler nos unités », a précisé le Lieutenant-Colonel Hazukay Mak.


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À LA UNE | La RDC inscrit la mine de coltan de Rubaya dans son offre stratégique aux États-Unis.

La République démocratique du Congo a ajouté la mine de coltan de Rubaya, l’un des gisements de tantale les plus riches au monde, à une liste restreinte d’actifs stratégiques proposés aux États-Unis dans le cadre d’une coopération bilatérale sur les minéraux critiques, selon un document gouvernemental consulté par Reuters.

L’inclusion de Rubaya a été confirmée par un haut responsable congolais et un diplomate américain, sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du dossier. La liste a été présentée lors d’une réunion RDC–États-Unis tenue le 5 février à Washington, destinée à faire avancer le partenariat stratégique sur les minéraux conclu en décembre dernier.

Un gisement clé sous contrôle rebelle

Située dans la province du Nord-Kivu, la mine de Rubaya représente environ 15 % de la production mondiale de coltan. Le minerai, riche en tantale – un métal résistant à la chaleur utilisé dans les semi-conducteurs, l’aéronautique, les téléphones portables ou encore les turbines à gaz – est aujourd’hui exploité artisanalement par des milliers de creuseurs locaux.

Mais le site demeure sous le contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et de leur branche politique, l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe soutenu par le Rwanda selon les Nations unies – une accusation que Kigali dément. Un rapport onusien publié l’an dernier estime que les rebelles tirent au moins 800 000 dollars par mois de taxes prélevées sur la production et le commerce du coltan de Rubaya, alimentant des réseaux de contrebande régionaux.

Le M23 et l’AFC sont sous sanctions américaines et ne font pas partie de l’accord de paix fragile négocié entre Kinshasa et Kigali sous l’égide de Washington en décembre, alors dirigé par le président Donald Trump. Malgré ce pacte, les affrontements se poursuivent dans l’est congolais.

Un pari économique et stratégique

Selon le document gouvernemental, la RDC estime que la relance et la montée en puissance de la production commerciale à Rubaya nécessiteraient un investissement compris entre 50 et 150 millions de dollars. Les autorités anticipent toutefois un retour rapide sur investissement, porté par la forte demande mondiale en tantale.

Kinshasa met en avant la possibilité de transformer Rubaya en source d’approvisionnement « entièrement traçable et sans conflit », conforme aux règles américaines en matière de chaîne d’approvisionnement responsable. Un argument de poids pour Washington, engagé dans une stratégie de diversification de ses sources de métaux critiques afin de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine en Afrique.


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#RDC : Tshisekedi insiste sur le financement du Conseil congolais de la batterie pour une transformation économique durable


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#RDC URGENT — plusieurs officiers généraux et supérieurs #FARDC ont été interpellés et sont en bonne santé, assignés dans les résidences surveillées. Le général Sylvain Ekenge, porte-parole #FARDC donne le mobile de leurs arrestations.


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La chefferie de Kaziba, territoire de Walungu (Sud-Kivu) est le théâtre de violents affrontements depuis la soirée du samedi 26 avril. Ces combats opposent l'AFC-M23 aux combattants #Wazalendo.

L'AFC-M23 tente de déloger les combattants Wazalendo pour obtenir l'accès aux hauts plateaux de Minembwe où sont cantonnés ses alliés Twirwaneho, Androïd, Gumino. En même temps l'AFC-M23 renforce ses troupes en hommes et munitions dans les territoires de Kabare et Kalehe. Les habitants témoignent avoir vu ce dimanche 27 avril, cinq camions pleins de militaires débarquer dans les localités Tchofi et Kasheke. Certains auraient même emprunté le lac Kivu à bord de canots rapides en provenance du Rwanda selon les témoins dans la région.

Les combats à Kaziba ont commencé samedi 27 avril vers 17 heures lorsque L'AFC -M23 a lancé un assaut sur le chef-lieu de cette chefferie à partir des collines en face. Les combattants Wazalendo avec les FARDC ont riposté, les tirs se sont généralisés, plongeant la population dans l’angoisse. Les habitants qui avaient encore le courage de sortir de leurs maisons ont pris la direction des montagnes pour se mettre en abris des balles. La situation est redevenue relativement calme ce dimanche matin même si l'ambition des rebelles de l’AFC-M23 reste celui de s'accaparer de Kaziba pour leur permettre de communiquer directement avec les groupes Twirwaneho-Gumino- Android coincés dans les hauts plateaux de Minembwe après avoir prêté allégeance au M23 soutenu par le Rwanda.

En dehors de Kaziba dans le territoire de Walungu, l'AFC-M23 renforce simultanément ses troupes dans les territoires de Kabare et Kalehe ce dimanche 27 avril . Les témoins sur place ont aperçu des camions chargés d’ hommes en uniformes M23 débarquer massivement a Tchofi et Kasheke.

Tout près de là précisément a Irhambi Katana il y a eu de violents combats samedi opposant les rebelles aux Wazalendo. Des sources sur place renseignent que les rebelles ont été délogés des montagnes de Kabushwa et Kahungu et ils se sont dirigés vers l'aéroport de Kavumu avant de revenir avec force ce dimanche sur le champ de bataille.


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