564 dollars pour circuler : quand les nouvelles taxes bloquent Kinshasa. Ce lundi 26 janvier, de nombreux véhicules de transport en commun sont restés immobilisés à Kinshasa, en réaction aux nouvelles mesures prises par les autorités congolaises pour lutter contre les embouteillages. Conséquence immédiate : des milliers de travailleurs, fonctionnaires, enseignants et élèves se sont retrouvés bloqués dans plusieurs quartiers de la capitale.

Désormais, seuls les automobilistes en règle avec une série de taxes peuvent circuler. Le coût cumulé de ces obligations atteint 564 dollars américains, comprenant notamment la vignette (70 $), le permis de conduire (120 $), le contrôle technique (80 $) et l’assurance (294 $). Des frais jugés excessifs par de nombreux usagers, qui rendent la circulation nettement plus onéreuse.

Pour les conducteurs de transports en commun, ces nouvelles exigences constituent un véritable casse-tête. Beaucoup hésitent à reprendre le volant, faute de moyens pour s’acquitter de ces charges, réduisant considérablement l’offre de transport dans la ville.

La population subit de plein fouet les effets de cette pénurie. Kinshasa fait face à une véritable crise des transports, marquée par une flambée anarchique des prix. Selon les heures de pointe, le coût d’un trajet peut varier de mille francs congolais le matin à près de cinq mille francs le soir, des tarifs fixés librement par les conducteurs. Une situation intenable pour des millions de Kinois vivant avec moins d’un dollar par jour, soit environ 2 850 francs congolais.

Les opérations de contrôle lancées ce lundi ont ainsi rendu les déplacements quasi impossibles pour de nombreux habitants, contraints de poursuivre leur chemin à pied. Si ces mesures visent à désengorger une capitale asphyxiée par les embouteillages, elles posent néanmoins la question de la viabilité des alternatives de transport proposées.

Cette journée marque le début d’un processus de contrôle que les autorités présentent comme une étape nécessaire dans la réforme de la gestion des transports urbains. Mais pour une large partie de la population kinoise, ces décisions ne font pour l’instant qu’aggraver une situation déjà critique.


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RDC : hausse des cas suspects de choléra, #Mpox sous contrôle. Au terme de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, a présenté un état des lieux de la situation épidémiologique dans le pays, en se concentrant sur le choléra et le Mpox.

Concernant le choléra, le nombre de nouveaux cas suspects a augmenté, passant de 1.348 à 1.638, avec 8 décès enregistrés, soit une létalité de 0,5 %, indiquant une hausse par rapport à la semaine précédente.

À Kinshasa, 19 cas suspects et deux décès ont été signalés au cours de la même période. Trente patients actifs (contre 25 la semaine dernière) sont actuellement pris en charge dans les Centres de Traitement du Choléra.

Pour ce qui est du Mpox, la tendance reste à la baisse : le nombre de nouveaux cas suspects est passé de 271 à 133.

Le ministre Roger Kamba a également rappelé que les actions de riposte se poursuivent sur l’ensemble du territoire, afin de contenir et prévenir la propagation de ces épidémies.


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Kasaï-Central : une dispute autour de 5 000 FC fait 4 morts à Kazumba. Un différend pécuniaire d’à peine 5.000 francs congolais (FC), l’équivalent de près de deux dollars américains, a dégénéré en une tragédie meurtrière dans le village de Muyeye, secteur de Mbulungu territoire de Kazumba, au Kasaï-Central.

Selon des sources concordantes, l’affaire trouve son origine dans une transaction entre un enseignant et un cabiniste (opérateur de transfert d’argent). L’enseignant avait confié 20.000 FC à ce dernier afin d’envoyer la totalité de la somme à son enfant. Or, d’après les informations locales, seuls 15.000 FC ont effectivement été transférés. Interpellé par l’enseignant sur le sort de 5.000 FC manquants, le cabiniste aurait opposé une réponse jugée insatisfaisante, déclenchant une altercation verbale qui s’est rapidement transformée en conflit violent.

La situation a dégénéré en affrontements meurtriers au sein de la communauté, causant la mort de quatre personnes, dont l’enseignant lui-même, confirment diverses sources, dont les officiels.

Alertés par l’ampleur de la crise, les responsables territoriaux ont sollicité et obtenu l’envoi en urgence d’un détachement des forces de l’ordre afin de contenir la flambée de violences. En signe de protestation et de deuil, le lundi 22 septembre 2025, des élèves du village sont descendus dans les rues pour exprimer leur indignation face à l’assassinat de leur enseignant.

« (...) Des élèves sont descendus dans les rues. J'ai des éléments de l'ordre sur place », confirme le lundi à 7SUR7.CD sous couvert d'anonymat, l'un des responsables de ce territoire.

Récemment, un groupe de députés provinciaux de la région avait publiquement dénoncé la montée des tensions locales ainsi que des violations récurrentes des droits humains. Ces élus avaient même réclamé la suspension de l’Administrateur du territoire, qu’ils accusent d’être le véritable instigateur de plusieurs conflits communautaires. Ce dernier rejette catégoriquement ces accusations et affirme, au contraire, œuvrer à la pacification des différends qu’il dit avoir hérités de ses prédécesseurs.

Alain Saveur Makoba, à Kananga


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