AFG Holding mise sur Karim Koné pour conquérir de nouveaux marchés en #Afrique. M. Koné succède à Sionlé Seydou Yéo, appelé à faire valoir ses droits à la retraite. Ce dernier, qui a dirigé la holding depuis 2021, conserve tout de même ses fonctions de président et d’administrateur dans plusieurs filiales.

Le nouveau dirigeant prend la tête d’une entreprise présente dans 15 pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale, d’Afrique de l’Est et de l’océan Indien. Celle-ci est engagée dans une phase d’expansion marquée par des acquisitions, notamment le rachat de plusieurs filiales du groupe nigérian Access Holdings, ainsi que par son implantation sur plusieurs zones du continent. Il devra poursuivre cette trajectoire engagée par son prédécesseur afin de « bâtir un groupe bancaire ancré dans les réalités africaines et orienté vers la performance et l’efficacité opérationnelle », indique le groupe.

Avant sa nomination, M. Koné occupait le poste de directeur général adjoint chargé du pôle banque au sein d’AFG Holding. À ce titre, il supervisait les activités des banques commerciales, de la banque d’investissement et des marchés de capitaux, avec un rôle dans le développement, la croissance et la rentabilité du groupe. Il a également exercé comme directeur central du pôle banque, en charge du pilotage des activités bancaires du groupe sur plusieurs zones géographiques.

Auparavant, il a travaillé au sein du groupe Ecobank, notamment comme responsable régional des ventes de trésorerie pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), couvrant les activités liées aux devises, aux produits de taux et aux matières premières. Il a aussi occupé des fonctions de gestion de portefeuille et d’analyse des risques, notamment à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il est titulaire d’un Executive MBA de HEC Paris et d’un certificat exécutif en entrepreneuriat et innovation. Cette expérience professionnelle et académique lui sera utile dans ses nouvelles fonctions.

Sandrine Gaingne


#Caoutchouc naturel : la Banque mondiale anticipe une hausse de 7 % des prix en 2026.

Les cours du caoutchouc naturel devraient poursuivre leur dynamique haussière en 2026, selon les dernières projections de la Banque mondiale issues de son « Commodity Outlook » publié en avril. Le prix moyen du kilogramme de caoutchouc naturel de grade TSR20, catégorie la plus utilisée dans l’industrie automobile, devrait ainsi augmenter de 7,34 % sur l’ensemble de l’année pour atteindre 1,90 $, contre un tarif moyen de 1,77 $ observé en 2025.

D’après l’institution financière, la hausse des prix projetée en 2026 dépend de la poursuite de la croissance régulière de la demande dans les pays émergents et en développement (EMDEs), où l’industrie automobile est en plein essor. Sur la période de 12 mois qui s’est achevée en janvier 2026, la Banque mondiale indique par exemple que la demande planétaire de la matière première a augmenté modestement, menée par la Chine et l’Inde (près de 2 % chacune).

« La fabrication de pneus, qui représente près des deux tiers de l’utilisation du caoutchouc naturel, est restée globalement stable pour les véhicules légers mais s’est renforcée pour les véhicules lourds, soutenant ainsi la consommation globale », souligne le rapport. Déjà en février dernier, l’Association des pays producteurs de caoutchouc naturel (ANRPC) anticipait une croissance modeste de la demande mondiale à 15,6 millions de tonnes en 2026, en hausse de 1,7 % d’une année sur l’autre.

Un marché mondial sous tension depuis plusieurs années

Globalement, la hausse attendue de la demande s’inscrit dans un contexte mondial marqué par un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande depuis plusieurs années. Selon l’ANRPC, le marché mondial devrait enregistrer un déficit d’environ 400 000 tonnes en 2026, marquant ainsi la 6e année consécutive de pénurie sur cette matière première. Une situation qui confirme que la demande croît plus vite que l’offre pour diverses raisons.

Entre conditions météorologiques défavorables et replantation insuffisante des exploitations d’hévéas vieillissants, les pays producteurs doivent chacun, à leur niveau, faire face à des défis structurels qui limitent leur potentiel. Quelles que soient les réalités sur le segment de la production, la hausse annoncée des prix de la matière première est une opportunité pour générer plus de recettes d’exportation dans les pays producteurs africains, où la majorité de l’offre est exportée sous forme brute.

Les données compilées sur la plateforme Trademap montrent par exemple que les pays africains ont exporté pour près de 3 milliards USD de caoutchouc naturel en 2024, ce qui représentait alors 18,5 % des expéditions mondiales qui se sont établies à 16 milliards USD. La Côte d’Ivoire règne en maître en concentrant 82 % des expéditions continentales en valeur enregistrées sur l’année considérée, soit 2,45 milliards USD.

Parmi les autres grands exportateurs de caoutchouc naturel figurent, entre autres, le Liberia, le Ghana, le Cameroun ou encore le Nigeria. Au total, 21 pays africains ont exporté du caoutchouc naturel sous différentes formes en 2024, d’après Trademap.

Stéphanas Assocle

Edité par : Feriol Bewa


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