#RDC : Les mercenaires colombiens, des “produits très demandés” D’anciens militaires reconvertis en barbouzes se retrouvent désormais au Soudan et sont signalés au Congo.
Le phénomène n’a rien de neuf. Les militaires colombiens à la retraite ou qui ont préféré quitter les rangs de l’armée nationale ont régulièrement constitué un important vivier pour les recruteurs de mercenaires aux quatre coins du monde.
Plus de trente ans que des “affreux” sont signalés sur de nombreux théâtres militaires. Des Colombiens avaient ainsi été identifiés dans les années 90 en Afghanistan ou dans les Balkans. On a aussi signalé leur présence un peu plus tard en Haïti, au Yémen ou en Irak, et ces derniers temps, de plus en plus souvent, en Ukraine, au Soudan et, dernièrement, en République démocratique du Congo.
La tendance ne semble donc pas devoir fléchir, à tel point que le président colombien Gustavo Petro a lancé un appel public sur X le 17 août dernier : “Jeunes vétérans et anciens sous-officiers et officiers, ne vous vendez pas : combattez pour votre patrie, ne mourez pas dans des guerres étrangères”. Le message du président colombien répondait à celui du Premier ministre soudanais Kamil Idriss qui avait appelé, quelques jours plus tôt, à la fin de la présence des mercenaires colombiens dans la province du Darfour et, plus généralement, dans tout le Soudan.
Les gros bras colombiens sont très prisés parce qu’ils disposent d’une bonne formation, d’une expérience certaines sur différents types de terrain, sont roués aux activités de contre-guérillas, disposent de capacités d’organisation logistiques et tactiques et sont moins “gourmands” que la plupart de leur confrères. “Ici, en Colombie, le salaire d’un sous-officier tourne autour de 600 euros par mois. Il peut multiplier ce salaire par 6 s’il signe un contrat pour aller combattre en Afrique”, explique un Colombien qui a longtemps vécu en Belgique. “Sans oublier qu’il peut disposer d’une assurance-vie et d’une couverture pour leur famille.”
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