Comme l’a rapporté RFI, cette démarche s’inscrit avant tout dans une phase de consultations exploratoires, destinée à prendre le pouls des différents acteurs, et non dans la mise en place d’un nouveau cadre formel de négociation. Il est d’ailleurs révélateur que Kigali n’ait pas été associé à ces consultations à ce stade, et que les autorités rwandaises elles-mêmes rappellent que les processus existants — Washington et Doha — demeurent les références tant qu’ils n’ont pas été formellement récusés.


Dans ce contexte, la réunion de haut niveauprévue à Lomé le 17 janvier apparaît comme un moment clé de clarification. Elle est destinée à assurer la cohérence entre les différents processus en cours – Doha, Washington – et va se centrer sur la situation politique, la sécurité régionale, les mécanismes de désescalade, le soutien humanitaire et l’intégration économique.



Elle doit permettre aux partenaires concernés — États-Unis, Qatar, Angola, mécanismes de suivi et parties prenantes régionales — de faire le point sur l’état réel de mise en œuvre des engagements pris, d’identifier les blocages et surtout de renforcer la cohérence entre les différentes initiatives, afin d’éviter le chevauchement des cadres et la confusion stratégique.



Présenter ces démarches comme une pression directe sur Kinshasa pour accepter un dialogue interne précipité relève donc d’une lecture biaisée. À ce stade, il s’agit d’une diplomatie d’écoute, non d’une injonction politique.


Un récit fabriqué pour imposer une solution préécrite



Depuis quelques semaines, un narratif insidieux tente pourtant de s’imposer dans certains cercles politiques et médiatiques : celui d’un pouvoir congolais isolé, affaibli, sommé d’accepter un « dialogue salvateur » qui, en réalité, ressemble davantage à une mise sous tutelle déguisée. Ce récit n’est ni innocent, ni nouveau. Il procède d’une stratégie classique de déstabilisation : créer l’illusion d’une impasse pour imposer une solution préfabriquée.



Or, les faits récents démontrent exactement l’inverse.



Une dynamique internationale profondément modifiée



L’intervention américaine a changé la donne. Elle a brisé l’élan de ceux qui pensaient pouvoir atteindre rapidement leurs objectifs par la force ou par la pression diplomatique. Pour la première fois depuis longtemps, les institutions congolaises ont été re-légitimées au niveau international, et le principe fondamental de la souveraineté de la RDC a été rappelé avec clarté.



C’est précisément cette évolution qui explique l’agitation actuelle de certains acteurs de l’opposition. Pris de court, ils ont changé de discours. Là où ils annonçaient hier la chute imminente du régime, ils se disent aujourd’hui soudainement ouverts à une cohabitation prolongée. Mais à quel prix ?



Une offre politique qui est en réalité un piège



La proposition qui circule aujourd’hui est simple dans sa formulation, mais redoutable dans ses implications : maintenir le Président de la République en place au-delà de 2028, à condition qu’il accepte de devenir un président symbolique, privé de leviers réels de pouvoir, pendant qu’un Premier ministre issu de l’opposition contrôlerait l’appareil gouvernemental.



Autrement dit, pour le chef de l’Etat : conserver la façade, céder l’essentiel.



Présentée comme un compromis historique, cette offre constitue en réalité une transition de facto, sans base constitutionnelle claire, destinée à transférer le pouvoir exécutif à des forces politiques battues dans les urnes, mais désireuses de prendre leur revanche par la voie d’une rébellion meurtrière, difficilement justifiable sur les plans moral et politique ou encore par des arrangements d’élites.



Le précédent du “1+4” : quand le compromis affaiblit l’Etat



Les promoteurs de cette option invoquent volontiers le précédent du “1+4”, présenté comme un moment de sagesse politique. Ils oublient volontairement d’en rappeler le coût : paralysie de l’action publique, dilution des responsabilités, fragmentation de l’État et prolongation artificielle des crises.



L'adoption du schéma institutionnel atypique "1+4" lors du Dialogue inclusif de Sun City répondait à un impératif de stabilisation face à une profonde crise de légitimité. À cette époque, le pouvoir central était issu du coup de force de l'AFDL qui, par les armes, avait renversé le régime du maréchal Mobutu, créant ainsi un vide de légalité démocratique que seule une gestion partagée entre belligérants pouvait combler pour réunifier le pays. Aujourd'hui, la donne politique a radicalement changé : bien que la République Démocratique du Congo traverse une crise sécuritaire aiguë dans sa partie est, le régime actuel ne souffre pas de la même contestation structurelle. Le pouvoir de Félix Tshisekedi repose sur une légitimité issue des urnes, le processus électoral ayant été largement salué par la communauté internationale et les missions d'observation, ce qui rend caduque toute velléité de retour à une transition de partage de pouvoir par consensus entre factions.



Plus grave encore, ceux qui se posent aujourd’hui en architectes d’un nouveau compromis sont souvent les mêmes qui ont gravement endommagé le processus de démocratisation du pays et les cycles électoraux qui ont précédé.



Rappelons les faits :

2006: élections soldées par des affrontements meurtriers de grande ampleur dans la ville de Kinshasa,
2011 : élections marquées par des irrégularités massives et des massacres importants dans la ville de Kinshasa ;
2016–2018 : glissement électoral, violations constitutionnelles et crise de légitimité.



Ces dégâts ont été produits sous le régime de Joseph Kabila. Et Corneille Naanga lui-même a reconnu publiquement sa responsabilité dans ce naufrage électoral. Ceux qui ont créé le problème ne peuvent en être la solution.



Une élection de 2023 incontestable et historiquement ouverte



À l’inverse, la présidentielle de 2023 marque une rupture nette. Elle fut la plus ouverte de l’histoire électorale récente du pays, observée par de nombreuses missions et conclue par des résultats clairs, nets et largement acceptés.



La légitimité issue des urnes ne saurait être diluée par des arrangements politiques négociés en dehors du suffrage universel.



Un dialogue vidé de sens tant que la question rwandaise reste irrésolue



Aucun dialogue interne sérieux ne peut produire de résultats durables tant que le principal facteur externe de déstabilisation demeure actif.



Il est impératif de reconnaître que tant que la « question rwandaise » — caractérisée par l'ingérence persistante et le soutien documenté à des groupes armés — n'est pas résolue à sa source, aucun dialogue purement interne ne pourra stabiliser durablement la République Démocratique du Congo. Prétendre que la crise est uniquement le fruit de dissensions inter-congolaises revient à ignorer la dimension géopolitique d'un conflit alimenté par des intérêts extérieurs.



En focalisant les efforts sur des discussions entre acteurs nationaux sans neutraliser les velléités expansionnistes et sécuritaires du voisin rwandais, on ne traite que les symptômes d'une maladie dont le foyer se trouve hors de nos frontières. Une paix authentique exige donc une réponse diplomatique et militaire ferme face à Kigali, faute de quoi tout compromis interne restera une trêve fragile, à la merci d'une nouvelle déstabilisation orchestrée depuis l'étranger.



Uvira : quand les faits contredisent les engagements du 4 décembre



Malgré la signature des accords du 4 décembre, la logique d’escalade ne s’est pas interrompue. La prise d’Uvira dans la séquence qui a suivi cette signature a illustré de manière brutale l’écart entre les engagements proclamés et la réalité du terrain, posant la question de la sincérité des engagements pris.



À l’inverse, le Président Félix Tshisekedi a rompu avec la confrontation systématique pour tendre la main à son homologue, appelant à une paix des braves, fondée sur la responsabilité régionale.



Se précipiter dans un dialogue interne sans traitement préalable de cette cause majeure serait inefficace et dangereux.



La paix ne peut pas être un cheval de Troie



La paix est une exigence absolue. Mais elle ne peut servir d’alibi à des compromis qui affaiblissent l’État. Tout dialogue sérieux suppose méthode, clarté des objectifs, garanties institutionnelles et respect du cadre constitutionnel.



La quête de la paix, bien qu'impérative pour le soulagement des populations, ne doit en aucun cas servir de « cheval de Troie » à des agendas de déstabilisation ou de partage de gâteaux institutionnels. Si la diplomatie et le dialogue restent des outils essentiels, ils ne sauraient être instrumentalisés pour instaurer une culture de l'impunité. Un processus de paix qui se ferait au prix d'un affaiblissement de l'autorité centrale ou d'une dilution de la souveraineté nationale ne serait qu'une illusion de stabilité, préparant le terrain à de futures crises. La véritable paix doit donc s'ancrer dans le renforcement des institutions de l'État et de ses capacités de défense, afin que le droit et la sécurité ne dépendent plus de compromis précaires avec des forces négatives, mais de la force immuable de la loi.



Conclusion : gouverner, ce n’est pas céder



Dans les moments décisifs, la tentation du faux compromis est grande. Mais l’histoire enseigne que les arrangements qui affaiblissent l’État au nom de la paix produisent toujours plus d’instabilité.



Le Président Tshisekedi n’a pas été élu pour organiser sa propre marginalisation. Il a été élu pour défendre la souveraineté, la dignité et l’avenir du Congo.



La paix viendra.

Le dialogue aura lieu.

Mais ni l’un ni l’autre ne saurait être construits sur le renoncement.



Alain KALEMIRA WAHI’EYO

Expert des dynamiques politiques en Afrique centrale

Bio auteur : Spécialiste des dynamiques politiques et diplomatiques en Afrique centrale, l’auteur s’intéresse particulièrement aux interactions entre souveraineté nationale, médiations régionales et processus de paix.


View 101 times

Dans une lettre datée du 30 décembre 2025 et adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, le Groupe d’experts sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo révèle que l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par la Force de défense rwandaise (FDR), a significativement étendu et renforcé son emprise sur plusieurs zones minières stratégiques du Sud-Kivu. Cette dynamique, selon l’ONU, vise à assurer au mouvement armé des sources de financement durables à travers l’exploitation et la taxation des ressources minérales.

Le rapport onusien indique que l’AFC/M23 maintient son contrôle sur d’importantes zones d’extraction des minerais dits « 3T » — étain, tantale et tungstène — autour de Lumbishi, Numbi et Nyabibwe, dans le territoire de Kalehe. Le 21 septembre 2025, le groupe s’est également emparé de Nzibira, un centre névralgique du commerce minier situé dans le territoire de Walungu. Cette localité constitue un point de transit clé pour la cassitérite et le coltan en provenance du territoire de Shabunda, notamment des sites miniers de Nzovu.

Selon les experts, cette expansion a profondément modifié la cartographie de la production minière provinciale : près de la moitié de la production de cassitérite et de coltan du Sud-Kivu, ainsi que plus des deux tiers de la production de wolframite, proviendraient désormais de zones sous contrôle de l’AFC/M23.

L’or, entre territoires loyalistes et zones occupées

Si l’essentiel de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée de l’or demeure concentré dans les territoires de Shabunda, Mwenga et Fizi — sous contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC) et des groupes Wazalendo —, trois sites aurifères majeurs sont désormais situés dans des zones passées sous contrôle de l’AFC/M23. Il s’agit d’un vaste site d’exploitation artisanale à Luhihi (territoire de Kabare), de la mine industrielle de Twangiza (territoire de Mwenga) et d’un site d’exploitation semi-mécanisée à proximité de Karhembu, dans le territoire de Walungu.

Une autorité de fait sur l’exploitation artisanale à Luhihi

L’exploitation artisanale de l’or s’est intensifiée à Luhihi à la suite de la découverte, en janvier 2025, de riches gisements sur le site de Lomera. Des images satellites analysées par les Nations unies confirment une expansion rapide des activités minières, accompagnée de la construction de nouvelles infrastructures.

Selon des sources locales citées dans le rapport, plus de 5 000 creuseurs artisanaux auraient travaillé sur le site au cours du premier semestre 2025, exploitant plusieurs centaines de puits. Après avoir pris le contrôle de la zone à la mi-février, l’AFC/M23 y a instauré une administration parallèle, remplaçant les services étatiques par un « bureau minier » sous son autorité. Une taxe équivalente à 30 % du prix de vente du minerai à la sortie de la mine a été imposée, en plus de divers prélèvements touchant les négociants, transporteurs et exploitants.

Le 30 août 2025, le mouvement a toutefois suspendu les activités minières à Lomera, invoquant des tensions liées à l’exploitation non réglementée et à ses propres pratiques de prédation économique.

L’annonce d’une reprise conditionnée à l’enregistrement des creuseurs artisanaux a tardé à se concrétiser, alimentant les soupçons d’un basculement vers une exploitation semi-mécanisée sous contrôle direct du groupe armé.

Le 8 mai 2025, l’AFC/M23 a pris le contrôle de la mine d’or industrielle à ciel ouvert de Twangiza, située dans la chefferie de Luhwindja (territoire de Mwenga) et appartenant à la société Twangiza Mining SA. Bien que les exportations aient cessé à la fin de l’année précédente, le site conserve une importance stratégique majeure : il s’agit de la seule mine d’or industrielle des Kivus dotée d’importantes capacités de transformation.

Des images satellites à haute résolution révèlent une activité soutenue entre mai et septembre 2025, marquée par des travaux de réhabilitation des routes et des infrastructures. Plus d’une douzaine de véhicules lourds ont été observés sur le site. Les 15 et 23 octobre, les FARDC ont mené des frappes aériennes ciblées afin d’empêcher la remise en service de la mine, endommageant les installations électriques et détruisant des réservoirs de carburant ainsi qu’une partie de l’usine de traitement.

Dans un communiqué, Twangiza Mining SA a dénoncé un « pillage et une destruction systématiques d’actifs industriels et environnementaux » imputés à l’AFC/M23, évoquant un « soutien actif » de la FDR. Ces accusations ont été fermement rejetées par le coordonnateur du mouvement, Corneille Nangaa, qui affirme que la mine était inactive et que l’AFC/M23 ne dispose ni des compétences ni des moyens techniques pour exploiter une installation industrielle.

Un soutien militaire continu dans le Sud-Kivu

Le rapport des experts souligne enfin la persistance d’un soutien militaire substantiel de l’AFC/M23 et de la FDR aux enclaves contrôlées par le Mouvement des républicains pour la dignité des peuples (MRDP)-Twirwaneho dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Des renforts auraient été déployés malgré la pression exercée par les FARDC, la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) et les groupes Wazalendo.

Depuis la fin du mois d’avril 2025, des mouvements de troupes ont été signalés dans plusieurs localités stratégiques, notamment Kamanyola, Katogota, Nyangezi, Luhwindja et Kaziba, y compris des convois ayant franchi la frontière rwandaise. Ces déploiements ont permis au groupe armé de sécuriser des couloirs de transit et des centres clés du commerce minier, tout en soutenant des opérations militaires s’étendant de la plaine de la Ruzizi aux Hauts Plateaux.

Les experts estiment que les avancées enregistrées entre septembre et octobre — notamment la prise de Nzibira, Luntukulu, Chulwe et Lubimbe — traduisent une stratégie visant le contrôle des principaux nœuds logistiques reliant Walungu, Shabunda et Mwenga, ainsi que des pistes d’atterrissage et axes routiers essentiels au trafic minier. Face à cette progression, la coalition #FARDC-Wazalendo-FDNB continue de contenir l’avancée rebelle sur plusieurs fronts, notamment dans la plaine de la Ruzizi, où les tentatives de progression vers Uvira ont été stoppées.


View 116 times

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part ce dimanche 21 décembre, par visioconférence, au sommet ad hoc des Chefs d’État et de Gouvernement du Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord-cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), consacré à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, rapporte la Présidence de la République.

Selon les informations rapportées par la Présidence, lors de cette rencontre de haut niveau, le Chef de l’État congolais a tenu un discours ferme et sans équivoque, dénonçant ce qu’il qualifie de « prétendu retrait » des éléments de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Selon Félix Tshisekedi, les annonces faites par les rebelles ne correspondent ni aux réalités observées sur le terrain ni aux informations recueillies par les services compétents.

« Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain. Nos informations établissent que des éléments armés demeurent présents dans la ville et ses environs immédiats, que des positions stratégiques restent occupées et que la population continue d’être exposée à des exactions », a déclaré le Président de la République.

vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance », a-t-il martelé.

Dans un ton particulièrement ferme, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position constante de la #RDC, exigeant le retrait total, complet et sans équivoque des troupes rwandaises du territoire congolais, conformément aux engagements régionaux et aux résolutions internationales en vigueur.

« Ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo », a insisté le Chef de l’État.

Ce sommet a connu la participation des États membres de la CIRGL, ainsi que des représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des États-Unis d’Amérique, des Nations Unies, des organes spécialisés de la #CIRGL et de plusieurs États invités.

Christian Okende


View 169 times

Acteur clé de la médiation entre la RDC et l’AFC/#M23 dans le cadre du processus de Doha, l’Emir, Sheikh Tamim va s’entretenir à Kinshasa avec le Président Tshisekedi sur les questions liées à la paix et à la sécurité dans l’Est du pays, une région marquée par des conflits armés persistants.

Il s’agit du premier voyage officiel de Sheikh Tamim en République démocratique du Congo (RDC). « Cette visite historique, qui est la première d’un Émir qatari en RDC, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et des liens économiques entre la RDC et le Qatar, deux pays amis », a déclaré sur X la porte-parole du chef de l’État.

Le Qatar joue un rôle clé de médiation entre la RDC et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Au cours de son séjour, Sheikh Tamim doit s’entretenir avec le Président Tshisekedi sur les questions liées à la paix et à la sécurité dans l’Est du pays, une région marquée par des conflits armés persistants. Cette visite intervient après un séjour de deux jours au Rwanda, où l’Émir a rencontré le Président Paul Kagame lors d’un tête-à-tête dans sa ferme de Kibugabuga.

Des visées économiques

Lors d’une conférence de presse, mercredi 19 novembre, en marge de cette visite, le ministre congolais de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, avait invité le Qatar à investir dans le secteur minier de la RDC.

Daniel Mukoko Samba a affirmé que depuis vingt ans, le secteur minier congolais capte en moyenne 2 milliards USD d’investissements directs étrangers par an. Ces apports ont permis à la République démocratique du Congo de franchir le seuil de 3 millions de tonnes de cuivre produites, faisant du pays le deuxième producteur mondial.

Le ministre de l’Économie a souligné :

« Ceci démontre clairement qu’il est possible pour des investisseurs internationaux de s’installer en RDC, d’y faire des affaires et d’y prospérer ».

Il a encouragé le Qatar à renforcer ses investissements en adoptant une vision régionale :

« Pour un pays doté d’une forte capacité d’investissement comme le Qatar, il serait judicieux de privilégier des projets favorisant l’intégration économique régionale, plutôt que de cibler un pays au détriment des autres. Dans certains États voisins de la RDC, plus petits et moins dotés en ressources, les investissements seraient moins rentables que s’ils s’inscrivaient dans un ensemble régional intégré autour d’un pays potentiellement puissant comme la République démocratique du Congo ».

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la connectivité interne et régionale. Bien que disposant d’un accès limité à l’océan Atlantique, la RDC est entourée de sept corridors de transport susceptibles de structurer un vaste marché au cœur de l’Afrique centrale. Pour libérer ce potentiel, il a appelé à des investissements massifs dans les infrastructures de transport, les plateformes logistiques et le secteur de l’énergie, identifiés comme prioritaires dans les discussions en cours avec le Qatar.

Cette visite de l’Émir intervient après la signature, début septembre 2025, de lettres d’intention avec la société qatarie Al Mansour Holding, portant sur un portefeuille de 21 milliards USD.

« Nous pensons que la visite de l’Émir donnera l’impulsion nécessaire pour permettre la réalisation de ce projet dans les meilleurs délais », a déclaré Daniel Mukoko Samba.


View 231 times

#CIRGL : Tshisekedi place son mandat sous le signe de paix, sécurité et justice.

La République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement pris la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Ce samedi, le Palais du peuple à Kinshasa a accueilli le 9ᵉ Sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la CIRGL, cinq ans après le dernier sommet tenu en visioconférence en novembre 2020, rapporte la Présidence de la République.

Placée sous le thème « Consolider la paix et la sécurité pour le développement durable dans la région des Grands Lacs », cette rencontre a réuni plusieurs dirigeants régionaux et des représentants internationaux. Selon la Présidence de la République, lors de la cérémonie d’ouverture, Huang Xia, Représentant personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a rappelé l’urgence d’un cessez-le-feu dans l’Est de la RDC et la nécessité d’un accès humanitaire sécurisé pour les populations affectées.

C’est avec humilité et détermination que le Président Félix Tshisekedi a accepté la présidence tournante de la CIRGL pour les deux prochaines années. Dans son allocution, le Chef de l’État a présenté les grandes priorités de son mandat : Réforme institutionnelle de la CIRGL ; Rétablissement et consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale ; Renforcement de la coopération judiciaire ; Lutte contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles avec un programme de traçabilité des minerais ; Promotion de l’intégration économique régionale.

Le Président Tshisekedi a insisté sur les principes fondamentaux qui guideront sa présidence : souveraineté, intégrité territoriale, non-agression et refus de tout soutien aux groupes armés, tout en favorisant un dialogue inclusif impliquant femmes, jeunes, autorités locales et communautés.

« Il n’y aura pas de paix sans justice, pas de stabilité sans sécurité partagée, pas de développement sans intégration réelle », a-t-il conclu avant d’ouvrir solennellement les travaux du sommet.

La cérémonie d’ouverture a rassemblé cinq Chefs d’État : Joâo Lourenço (Angola), Faustin Archange Touadera (RCA), Denis Sassou Nguesso (Congo), Évariste Ndayishimiye (Burundi) et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (#RDC). Après les discours, les dirigeants se sont retirés pour une séance de travail à huis clos dans la salle de banquets du Palais du peuple.


View 249 times

Conclave de l’opposition à Nairobi : #shabani_lukoo dénonce l’attitude « hostile » du Kenya envers Kinshasa.

Interrogé par Top Congo FM, le VPM a estimé que Nairobi est devenue un point de ralliement pour des initiatives visant à déstabiliser la RDC.
« Ce pays, au niveau de la République démocratique du Congo, a déjà été suffisamment identifié par rapport à sa capacité à accueillir des réunions qui projettent le chaos au Congo », a-t-il fustigé.

Jacquemin Shabani a indiqué que les relations diplomatiques entre Kinshasa et Nairobi seront réexaminées par les canaux appropriés. « Cette question sera traitée de manière responsable, par les voies diplomatiques classiques », a-t-il précisé.

Les 14 et 15 octobre, une frange de l’opposition politique congolaise s’est réunie dans la capitale kényane autour de Joseph Kabila. À l’issue de ces assises, les participants ont annoncé la création d’une nouvelle plateforme politique baptisée “Mouvement Sauvons la République Démocratique du Congo”, présidée par l’ancien chef de l’État. Ces opposants affirment vouloir proposer une « solution concertée » à la crise qu’ils imputent au régime en place. Parmi leurs propositions figure l’organisation d’un dialogue national, dans la lignée des appels lancés par la CENCO et l’ECC.

Le VPM Shabani a souligné que cette rencontre a réuni des individus « recherchés par la justice congolaise pour des faits précis et connus ». Il a assuré que le gouvernement suivait de près les résolutions du conclave. « Nous allons analyser les comportements et les résolutions de cette réunion pour prendre les dispositions nécessaires. Nous avons la responsabilité de protéger la République, la population et le territoire contre tout danger. Si c’est une réunion qui parle du progrès et du développement du pays, il n’y a rien à craindre », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que le Kenya sert de base arrière à des initiatives politiques congolaises. On se souvient notamment de la création de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa, également née à Nairobi. Le pays de William Ruto avait déjà suscité la colère de Kinshasa après avoir annoncé, sans concertation, la nomination d’un consul à Goma.


View 313 times

Selon Radio Okapi des zones stratégiques comme Butembo. Des renforts ont également été signalés à Rusamambu et Bukumbirwa dans le territoire voisin de Walikale, illustrant l’expansion du M23 au-delà de ses bastions habituels.

Les autorités locales, la société civile et les habitants appellent le gouvernement et ses partenaires internationaux à agir rapidement pour stopper l’avancée rebelle et rétablir l’autorité de l’État.


View 352 times

🔴 [#EXETAT2023] Kinshasa #FUNA, plusieurs parents des élèves finalistes de l’option pédagogique sont en détresse.
Quelques dérapages ont été signalés cet après-midi dans certaines écoles de la capitale congolaise, notamment à l’Athénée de la Victoire dans la commune de #KasaVubu, où certains candidats malheureux réclament leur argent… @DRC_GO


View 1691 times

Kongo-Central : le Porte-parole du parti Union Congolaise, Me. Fabien Luntala salue “le sacrifice” de son Président Daniel Mukoko qui a emprunté la route qui mène à Kimpangu pour honorer sa base.
#DRC_GO


View 1691 times