Sud-Kivu : les #FARDC annoncent avoir repris Mikenge, Kakenge et Kalingi dans les hauts plateaux de Fizi

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques des hauts plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, après de récents affrontements avec la coalition rebelle Twirwaneho-M23, selon des sources locales.

D’après ces sources, les militaires congolais ont reconquis, ce mercredi 10 juin vers 9h30, les agglomérations de Mikenge, Kakenge et Kalingi, deux jours après la prise de Mikenge par la coalition rebelle dans l’avant-midi du lundi 8 juin.

Les mêmes sources indiquent que les combats se poursuivaient dans certains secteurs environnants au moment de la reprise de ces localités, considérées comme stratégiques en raison de leur position dans les hauts plateaux de Fizi.

Plusieurs habitants contactés sur place affirment que les éléments de la coalition Twirwaneho-M23 se seraient repliés vers d’autres positions de la zone. Des sources locales évoquent une situation de débandade au sein des groupes rebelles, une information qui n’a toutefois pas pu être confirmée de manière indépendante.


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#RDC : l'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur les marchés boursiers

Cette plénière s'est tenue dans un contexte marqué par la commémoration du 26ᵉ anniversaire de la Guerre de Six Jours de Kisangani. En ouverture des travaux, un moment de recueillement a été observé en mémoire des victimes de ce conflit ayant opposé les armées rwandaise et ougandaise et causé d'importantes pertes humaines et matérielles.

À cette occasion, Aimé Boji Sangara a salué les efforts du président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur de la prise en charge des victimes à travers le Fonds spécial de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC (FRIVAO).

Sur le plan législatif, les élus ont examiné le rapport de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire, présenté par la questeure Chimène Polipoli. Ce document met en lumière les principales innovations ainsi que les enjeux de cette réforme destinée à moderniser l'architecture financière du pays et à l'aligner sur les standards internationaux.

Le texte adopté vise à doter la République démocratique du Congo d'un cadre juridique moderne pour l'organisation des marchés financiers, avec notamment la création d'une bourse des valeurs mobilières et d'une bourse des marchandises. L'objectif est de favoriser la mobilisation des capitaux, de soutenir le développement du secteur privé et d'accélérer la croissance économique.

À l'issue du vote article par article, le projet de loi a été adopté à une large majorité, avec 347 voix pour, sans aucune voix contre ni abstention.

Saluant ce consensus, le président de l'Assemblée nationale a estimé que cette adoption témoigne de l'engagement de la Chambre basse à accompagner les réformes de modernisation économique et financière du pays.

Conformément à la procédure législative, le texte sera transmis au Sénat pour une seconde lecture.

Roberto Tshahe


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RDC : Une proposition de loi sur le référendum fait bouillonner tout le pays. L’opposition annonce une journée ville morte à Kinshasa le 3 juin prochain. La majorité répond par une grande manifestation. #Félix #Tshisekedi et ses zélotes ne s’en cachent plus, ils entendent rester au pouvoir au-delà de la limite des mandats autorisés par la Constitution de 2006.

L’article 220, intangible, limite le séjour au pouvoir d’un président à deux mandats de 5 ans. L’article 219, lui, interdit toute réforme de la Constitution en temps d’état de guerre, d’état d’urgence ou d’état de siège.

Félix Tshisekedi serait donc condamné à quitter le pouvoir en 2028 au terme de ses deux mandats. Un scénario légaliste qui ne tient pas compte du travail de sape de certains constitutionnalistes de l’Union sacrée de la nation (USN), la plateforme politique qui soutient “l’œuvre” du président, qui entendent coûte que coûte lui offrir le moyen de rester au pouvoir.

Pour ce faire, l’USN compte faire passer un texte au Parlement, quasi totalement acquis aux partisans du pouvoir, après la farce électorale de 2023 qui a garanti une majorité de plus de 90 % aux partis favorables au président Tshisekedi.

La proposition de loi, déposée par le député tshisekediste Paul-Gaspard Ngondankoy, fixe les mesures d’organisation d’un référendum en #RDC. Pour l’opposition politique, souvent non représentée au Parlement, il s’agit ni plus ni moins que de préparer les conditions pour “un coup d’État constitutionnel”.

La majorité hausse les épaules. Explique qu’elle veut donner la parole au peuple. Que c’est à lui, et lui seul, que doit revenir le dernier mot. “Trahison”, répond l’opposition qui rappelle “le chaos de l’organisation du dernier scrutin de 2023 par l’actuelle majorité”. Pour ces opposants, la tentation du pouvoir est d’organiser un référendum qui doit contourner l’écueil des articles 219 et 220. Selon le scénario esquissé par les pro-Tshisekedi, il ne s’agit plus de réviser la Constitution, mais bien d’écrire un nouveau texte qui serait l’émanation d’une volonté populaire largement exprimée lors du référendum.
Un 3 juin explosif

Une partie de l’opposition politique congolaise, réunie autour de cadres comme Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo ou Moïse Katumbi, a lancé, le 22 mai dernier, la plateforme C64, qui met en avant l’article 64 de la Constitution, appelant les Congolais à se dresser contre tous ceux qui voudraient “confisquer” le pouvoir. Ce mouvement a appelé, ce mercredi 27 mai, à l’organisation d’une ville morte à Kinshasa le 3 juin prochain. Elle espère ainsi “mobiliser la population de Kinshasa” et “démontrer à la communauté internationale que le peuple congolais est opposé à cette tactique de Tshisekedi”, explique un des cadres du C64.

“Ce principe de la ville morte a le mérite de ne pas jeter des manifestants dans la rue”, explique un autre cadre de la plateforme de l’opposition, qui ajoute : “on sait très bien que de la population de Kinshasa est sous pression, qu’elle vit dans la peur”. L’opposant met en avant les “wewa”, ces motards-taxis largement issus de la même communauté ethnique que le président Tshisekedi, mais aussi “les membres de la milice du Front du progrès social” (FPS), “la véritable armée personnelle de l’UDPS, le parti du clan Tshisekedi”.
La réponse de l’USN

Suite à cet appel, il n’a fallu que quelques heures pour que le mouvement de la jeunesse de l’UDPS/Tshisekedi appelle ses partisans à descendre dans la rue le… 3 juin, pour “une grande marche de soutien au référendum” et “réaffirmer que le pouvoir suprême appartient au souverain primaire : le peuple”. Le vice-président de l’UDPS/Tshisekedi ajoute encore qu’“il est demandé à chacun de vaquer librement et sereinement à ses occupations quotidiennes”.

Le bras de fer est lancé. La cible de cette marche, clairement identifiée.

L’opposition, incapable de parler d’une seule voix (le mouvement “Sauvons la RDC” de Joseph Kabila, Franck Diongo ou Seth Kikuni, ne se retrouve pas dans le C64), “sait que le combat peut paraître disproportionné. Mais les conseillers actuels de Tshisekedi étaient derrière Kabila en 2015. Ils ont quand même dû céder le pouvoir”. “Si nous ne bougeons pas, Tshisekedi aura beau jeu de dire que le peuple congolais veut qu’il se maintienne au pouvoir. Ce n’est pas le cas, on le montrera et la peur changera de camp”, prévoit un autre cadre de C64. “Il faudra que nous parlions avec Kabila, mais aussi avec tous les Congolais qui sont soumis à la tyrannie du régime autocratique de Tshisekedi.”

La rébellion de l’ #AFC/#M23 qui détient des territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sera-t-elle associée à cette union de l’opposition ? “Nous sommes tous des opposants”, répondent les cadres de C64 et des membres de Sauvons le Congo. “Le 3 juin doit être le début d’un mouvement qui devra s’inscrire dans la durée et fédérer largement, bien au-delà des mouvements politiques”, prévient un des interlocuteurs, qui vit pour l’instant à l’étranger et insiste pour rester anonyme. “Nos familles sont au pays, parfois à Kinshasa. Parler publiquement, c’est les exposer.”

Ce jeudi en milieu d’après-midi, le quartier populaire de Masina, sur la route entre le centre de Kinshasa et l’aéroport international de N’djili, a été la cible de violentes manifestations. Des bandes de jeunes manifestants ont incendié des pneus et perturbé la circulation aux cris de “Non au changement de la Constitution”, “Non au troisième mandat de Tshisekedi”.


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#RDC : plus de 26,5 millions de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire sur fond de crise au Moyen-Orient (rapport)


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La #Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains, dont la #RDC.

L’information a été relayée par l’agence de presse officielle chinoise Xinhua News Agency. La décision exclut l’Eswatini, seul pays africain à reconnaître diplomatiquement Taïwan.

La Chine étend ainsi son régime de « tarif zéro » à 53 partenaires diplomatiques africains, contre 33 auparavant. Selon les autorités chinoises, cette mesure vise à faciliter l’accès des produits africains au marché chinois.

Cette annonce intervient dans un contexte international marqué par des tensions commerciales et une recomposition des échanges mondiaux. Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis avaient instauré des droits de douane élevés sur plusieurs produits à l’échelle internationale, conduisant certains pays africains à renforcer leurs échanges avec Pékin.

Déjà premier partenaire commercial de l’Afrique, la Chine consolide sa présence économique sur le continent, notamment à travers son initiative des Nouvelles Routes de la Soie.

Pour la République démocratique du Congo, cette mesure concerne directement ses exportations vers la Chine. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques et économiques étroites, en particulier dans les secteurs minier, infrastructurel et énergétique. La Chine figure parmi les principaux partenaires commerciaux et investisseurs en RDC.


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Partenariat stratégique RDC–USA : Tshisekedi exige une Task Force pour accélérer la mise en œuvre des accords


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Originaire de Goma, dans la province du Nord-Kivu, Angel Ndeze Maombi ne cesse de briller dans le domaine du pilotage aux États-Unis, entre Minneapolis et la Floride. Ancienne élève de l’école du Cinquantenaire de Goma — une initiative de l’époque du gouverneur Julien Paluku Kahongya — elle est aujourd’hui détentrice de cinq licences prestigieuses :

Bénéficiaire de la bourse Julien Paluku Kahongya depuis 2018, Angel Ndeze enseigne désormais le pilotage à de jeunes Américains. Malgré sa réussite, elle garde un attachement fort à son pays natal et rêve d’y revenir pour partager son expérience.

« Mon objectif est de revenir enseigner le pilotage en RDC et contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de pilotes congolais », confie-t-elle.

Julien Paluku Kahongya, actuel ministre du Commerce extérieur, se souvient de son parcours exceptionnel : «Je l’avais repérée en 2008 lors d’une présentation des élèves en aviation civile. Elle avait simulé un atterrissage d’un avion de Bukavu à Goma. Toute la salle était en larmes de joie. C’est pour soutenir de tels talents que j’ai créé l’école du Cinquantenaire de Goma », a-t-il témoigné sur son compte X.

En 2018, alors gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku avait également envoyé dix autres boursiers en Russie pour des études en nanotechnologie, ingénierie et pétrole. Ces étudiants ont depuis terminé leur formation et sont rentrés au pays.


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Assemblée nationale : le Bureau attend les orientations du chef de l’État pour les élections aux postes vacants.

Il réagissait à l’interpellation d’un député national sur l’inscription à l’ordre du jour des élections à ces postes vacants.

«  Nous vous avions signifié que le commandant suprême, l’arbitre des crises institutionnelles, a été saisi de l’information concernant ce qui est arrivé à notre chambre… Nous attendons donc ses orientations », a-t-il rappelé.

Cette annonce survient au moment où l’Assemblée nationale est secouée par la controverse autour de la réhabilitation de trois des cinq membres du Bureau initialement visés par des pétitions.

Les pétitionnaires accusent Tshilumbayi d’avoir entériné le rapport de la commission spéciale recommandant leur maintien, malgré le rejet majoritaire, affirment-ils, de ce document par la plénière.


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Accord de paix RDC-Rwanda : début de l’ordre d’opération confirmé à Washington.

La République démocratique du Congo et le Rwanda ont validé l’ordre d’opération proposé par le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité.

L’information est contenue dans un communiqué publié ce vendredi 3 octobre à Washington,aux USA ,à l’issue de la troisième réunion du Comité conjoint de surveillance de l’Accord de paix signé le 27 juin 2025.

Cette troisième réunion du Comité conjoint de surveillance s’est tenue le 1ᵉʳ octobre dernier à Washington, DC.

« Le Comité a reconnu les défis liés à la mise en œuvre de l'Accord de paix et a discuté des actions concrètes pour sa mise en œuvre, notamment celles liées à la neutralisation du groupe armé FDLR et de ses groupes associés et à l'avancement du désengagement des forces/levée des mesures défensives par le Rwanda. La RDC et le Rwanda ont finalisé l'ordre d'opération soumis par le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité et ont confirmé le 1er octobre comme date de début de l'ordre », lit-on dans ce communiqué.

Les deux pays se sont engagés à faciliter au Comité international de la Croix-Rouge l’accès à tous les détenus.

« Le Comité a reconnu l’importance de l’accès du CICR à tous les détenus, et la RDC et le Rwanda se sont engagés à faciliter cet accès », confirme ce texte.

Sur le volet du dialogue politique, le Qatar a présenté l’état des négociations en cours à Doha entre la RDC et l’AFC/M23.

« Le Comité a salué l’accord sur l’échange de prisonniers et la reprise des discussions au cours de la semaine du 6 octobre », révèle le communiqué conjoint.

Il a rappelé l’importance du processus de Doha pour l’application globale de l’Accord de paix.

À noter, la quatrième réunion du Comité est prévue après celle du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, programmée les 21 et 22 octobre.

Dans ce contexte, l'ordre d'opérationnalisation désigne un plan officiel qui organise concrètement la mise en œuvre des engagements de l’Accord de paix.


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Un nouveau massacre des civils a frappé la localité de Mbau, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), ravivant la douleur et l'indignation face à l'insécurité chronique qui ronge cette partie de la Province.

En réaction à cette tragédie, le député national Carly Nzanzu Kasivita, ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu et actuel vice-président de la commission défense et sécurité à l'Assemblée nationale, a appelé à la mobilisation et à l'unité de tous les fils et filles de la province.

Profondément touché par cet énième drame, Carly Nzanzu a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles des victimes. Pour lui, la situation actuelle exige une réponse ferme et coordonnée. Il a notamment appuyé l'idée du gouverneur militaire du Nord-Kivu concernant l'opérationnalisation de la réserve armée de la défense connue sous le nom de RAD, un mécanisme qu'il juge essentiel pour mieux organiser la riposte contre les groupes armés.

Cet élu du peuple a souligné l'importance de parler d'une même voix pour vaincre l'ennemi. Il a fermement condamné ceux qui, par leurs actions, semblent faire « le jeu de l'ennemib» et contribuent à la déstabilisation de la population.

Carly Nzanzu a lancé un appel direct à la jeunesse, l'exhortant à s'approprier le processus de sécurisation du territoire et à jouer un rôle actif dans la lutte pour la paix. Pour lui, face à l'horreur, l'unité et la mobilisation citoyenne sont la seule voie possible pour restaurer la quiétude dans le territoire de #Beni.

David Lupemba, à Goma


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