Crise #RDC-Rwanda : La mise en œuvre de l'accord de #Washington évaluée à 27,5 % fin mars (Rapport).

Cependant, dans un rapport publié en ce mois d'avril 2026, le Baromètre des accords de paix en Afrique note des avancées, bien qu'encore insignifiantes, notamment au mois de mars où certaines mesures ont été prises. Ainsi, le niveau d'exécution a atteint plus de 27 % fin mars, soit 9 mois après.

"Neuf mois après la signature de l'accord de paix de Washington, les avancées dans sa mise en œuvre demeurent globalement limitées en dépit d'un progrès modéré observé au cours du mois de mars 2026. Le niveau d'exécution est passé de 23,3 % fin février à 27,5 % fin mars, soit une progression de 4,2 %", indique le document.

Pour justifier ce pas en avant, le Baromètre évoque l'engagement annoncé par la partie congolaise de neutraliser les FDLR, le 29 mars dernier, mais aussi la réinsertion sociale, au Rwanda, de plus de 200 ex-combattants du même groupe armé grâce à un programme de réintégration. La question des FDLR étant restée, jusqu'à ces jours, une vraie épine qui empêche l'exécution des engagements pris.

Le rapport mentionne aussi le retrait observé en mars dernier, des éléments du M23 dans certaines localités des territoires de Lubero et Washington (et potentiellement donc du retrait des forces rwandaises engagées aux côtés du M23)

Parmi les signaux qui rassurent, le document cite les récentes rencontres tenues du 17 au 18 mars dernier à Washington entre les représentants congolais et rwandais portant sur les mesures concrètes afin de faire avancer la mise en œuvre de l'accord.

En plus, le Baromètre estime que les sanctions imposées au début du mois de mars par les États-Unis à l'encontre du Rwanda ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à un début de désescalade pour autant qu'elles pourraient encourager les parties en conflit à intensifier les efforts en faveur d'une sortie de crise.

Bien que ces avancées soient ainsi notées, la mise en application effective de l'accord est toujours freinée par la poursuite des hostilités sur le terrain entre les troupes gouvernementales et les rebelles du M23, marquée par une utilisation accrue des drones de combat. Il y a également la non-observance de la trêve exigée par le mécanisme conjoint de vérification ou encore l'absence de l'accès humanitaire et sans entrave au profit des populations.

Les experts pointent par ailleurs du doigt la passivité de l'Union africaine. En effet, depuis la réunion de haut niveau de Lomé en janvier dernier sur la cohérence et la consolidation des processus de paix de Washington et de Doha ainsi que les tournées régionales du médiateur et des facilitateurs de l'UA ou encore les consultations préparatoires à un dialogue intercongolais engagées par l'Angolais Joao Lourenço, l'Organisation africaine n'a plus émis aucun signal sur ses démarches sur la crise actuelle au Congo.

Face à cette situation, les experts recommandent un engagement plus ferme des parties, accompagné d'un suivi rigoureux et d'une meilleure coordination entre acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Sans cela, estiment-ils, les avancées observées risquent de rester fragiles et insuffisantes pour ramener une paix durable dans l'est de la RDC.


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Sud-Kivu : massacres de bétail et déportations forcées, Kinshasa accuse le M23-RDF d’une stratégie d’extermination à #Minembwe.

Selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, les rebelles auraient procédé à des massacres massifs de bétail appartenant aux communautés banyamulenge dans plusieurs zones, notamment à Bijombo, Mukenke et Minembwe.

Cette pratique s’inscrirait dans une tactique destinée à priver les populations de leurs moyens de subsistance afin de les contraindre à suivre les groupes armés.

« Plus de 90 % des vaches de nos communautés ont été abattues, voire fusillées. Le but est de terroriser la population pour la forcer à suivre les rebelles dans une logique de déportation », a déclaré le gouverneur lors d’un briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le jeudi 2 avril à Kinshasa.

Les autorités provinciales dénoncent des actes assimilables à une stratégie d’extermination économique et sociale, visant des civils sans défense. Elles insistent sur le fait que les communautés banyamulenge concernées revendiquent leur appartenance à la République démocratique du Congo et leur volonté de vivre en paix, loin de toute implication dans des groupes armés.
De son côté, le gouvernement congolais alerte sur une intensification des violences et évoque des déplacements forcés de populations vers des zones sous contrôle rebelle, notamment Campagnola et Bouaffou.

« Les populations nous ont contactés toute la nuit, affirmant être contraintes, arme à la main, de suivre les rebelles. Nous continuons d’alerter la communauté internationale sur ces abus malgré les engagements de paix signés », a indiqué Patrick Muyaya.

Par ailleurs, plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont documenté des exactions graves dans la région. Dans un rapport détaillé, l’ONG évoque l’implication de groupes armés alliés au Rwanda, notamment des milices burundaises telles que les FNL et Red Tabara.

Le document fait également état de la découverte de fosses communes. Selon les autorités provinciales, au moins trois fosses contenant plus de 200 corps auraient été identifiées. D’autres sources, dont l’organisation Rights Watch, évoquent l’existence de plusieurs dizaines de fosses dans différentes zones occupées par les rebelles, notamment à Lemera, Sange et Burungu.

Pour le gouverneur du Sud-Kivu, ces violences s’inscrivent dans une stratégie coordonnée visant à déplacer les populations et à dissimuler les crimes de masse.

« Ces groupes armés cherchent à contraindre les populations à quitter Minembwe et à faire porter la responsabilité des exactions sur les communautés locales », a-t-il alerté.

Plusieurs quartiers, notamment Kimanga, Kavimvira et Kalundu, auraient déjà été touchés par ces déplacements forcés. Le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à diligenter des enquêtes indépendantes, à renforcer la protection des civils et à apporter une assistance humanitaire urgente aux populations affectées.

Face à la gravité des accusations, Kinshasa redoute une aggravation de la crise humanitaire dans cette partie du pays, sur fond de tensions persistantes dans l’est de la RDC.


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CAN féminine de Basket-ball sur fauteuil U25: le coup d'envoi du match entre le #Libéria basket-ball féminin sur fauteuil des moins de 25 ans (U-25) et l'Afrique du Sud, de la même catégorie, a été donné lundi au stade des Martyrs de #Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (#RDC), en match comptant pour la 1ère journée de la 2ème édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de basket-ball sur fauteuil de moins de 25 ans (U-25), en version féminine.


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Le gouvernement annonce l'ouverture d'une enquête judiciaire après une explosion survenue à l'aube du 11 mars à #Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Selon le communiqué, ce drame a coûté la vie à trois personnes, dont Karine Buisset, une ressortissante française employée par l'UNICEF, ainsi qu’un agent de sécurité privée et un membre du mouvement rebelle #M23.

​À en croire le #gouvernement, les lieux de l'incident auraient été immédiatement investis par des éléments des Forces de défense rwandaises (RDF) et du M23.

Kinshasa inscrit cet événement dans le cadre du conflit armé persistant dans l'Est du pays, pointant du doigt l'implication de groupes armés non étatiques et de forces étrangères opérant sur le territoire national.

​Afin de garantir une investigation transparente et impartiale, le Ministre de la Justice a ordonné à l'Auditeur général près les FARDC de diligenter une enquête sans délai. Kinshasa sollicite également une coopération internationale active, notamment avec la France et les Nations Unies, pour identifier les responsables et lutter contre l'impunité dans cette zone de conflit.


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Élection à la tête de l’#OIF : face à la candidature de Louise Mushikiwabo, #Kinshasa avance ses pions.


La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé son intention de présenter un candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans la perspective de l’élection prévue en novembre 2026. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la volonté du Rwanda de reconduire Louise Mushikiwabo, actuelle dirigeante de l’organisation, pour un nouveau mandat.

L’annonce a été faite à l’issue de la présentation, en Conseil gouvernemental, d’une note d’information par le ministre délégué près le ministre des Affaires étrangères, en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise. Son exposé portait sur la stratégie diplomatique de la RDC et les enjeux liés à l’élection à la tête de l’OIF, à l’approche des échéances clés du processus électoral.

Le ministre délégué a rappelé que le dépôt des candidatures est fixé au 15 juin 2026, tandis que l’élection du futur Secrétaire général interviendra en novembre 2026. À cette occasion, il a dressé un état des lieux des démarches déjà entreprises par la diplomatie congolaise, tout en présentant les actions à venir et plusieurs recommandations destinées à renforcer la position de la RDC au sein de l’espace francophone.

La décision de Kinshasa s’inscrit dans un contexte diplomatique particulier, alors que Kigali a choisi de soutenir, une nouvelle fois, la candidature de Louise Mushikiwabo, en poste depuis 2019. Cette reconduction vise à prolonger l’influence du Rwanda au sein de l’organisation, dans un climat marqué par des débats sur l’orientation stratégique, la gouvernance et le rôle politique de l’OIF.

Pour la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde en nombre de locuteurs, la présentation d’un candidat apparaît comme une démarche visant à affirmer son leadership naturel au sein de la Francophonie et à peser davantage sur les orientations futures de l’organisation.

À l’issue de la présentation, le Conseil a pris acte de la note d’information, ouvrant ainsi la voie à une intensification des initiatives diplomatiques congolaises en vue de cette élection stratégique pour l’avenir de la Francophonie.


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Barrages intercontinentaux : la #RDC évite l’Irak et ne jouera qu’un seul match décisif.

La configuration des barrages intercontinentaux pour la Coupe du monde 2026 offre un avantage majeur à la République démocratique du Congo : les Léopards ne joueront qu’un seul match. Grâce à leur statut de tête de série, attribué selon le classement FIFA du 19 novembre 2025, ils sont directement propulsés en finale de leur tableau et n’auront pas à passer par l’étape des demi-finales.

Le tournoi rassemblera six équipes issues de cinq confédérations. L’Irak représentera l’Asie après avoir éliminé les Émirats arabes unis. En CONCACAF, le Suriname et la Jamaïque ont obtenu leurs billets en terminant meilleurs deuxièmes. La Bolivie portera les couleurs de la CONMEBOL, tandis que la Nouvelle-Calédonie représentera l’Océanie après un parcours remarqué.

Ces cinq équipes composent le possible champ des adversaires de la RDC, même si certains duels seront impossibles. L’Irak, également tête de série, est automatiquement placé dans l’autre tableau : les deux nations ne pourront donc pas s’affronter. Les quatre autres sélections seront regroupées dans un même chapeau pour disputer les demi-finales, en respectant une règle clé : Suriname et Jamaïque ne peuvent pas être placés dans la même partie du tirage.

Le tirage au sort, prévu jeudi 20 novembre à 13 heures au siège de la FIFA à Zurich, déterminera le dernier obstacle des Léopards. Mais une certitude demeure déjà : la RDC n’aura qu’un seul match à gagner — sa finale — pour décrocher son billet pour le Mondial 2026. Une opportunité rare et capitale.


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#RDC : Guy Muadiamvita en mission d’évaluation au Centre d’instruction militaire de Kamina.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a effectué ce mercredi 15 octobre une visite d’inspection au Centre d’instruction militaire de Kamina, dans le Haut-Lomami. Cette mission s’inscrit dans le cadre de son engagement à suivre de près l’évolution des formations et à renforcer la professionnalisation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Au cours de cette visite, le VPM Guy Muadiamvita a réaffirmé la vision du Commandant suprême des FARDC, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la modernisation et la discipline au sein de l’armée. Il a rappelé que la formation et la rigueur constituent les fondements d’une armée forte, républicaine et respectée, conformément aux Directives ministérielles permanentes (DMP) émises en début d’année.

Le ministre a échangé avec les instructeurs et les recrues en formation, saluant leur engagement et leur sens du devoir. Ces échanges ont permis de mettre en avant la cohésion et l’esprit de corps, essentiels pour relever les défis sécuritaires du pays.

Pour Guy Muadiamvita, une armée bien formée et disciplinée est la clé d’une défense nationale efficace, capable de protéger l’intégrité du territoire et de contribuer à la stabilité régionale.


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André Wameso : « Je travaille pour renforcer le franc, veiller à la stabilité financière, lutter contre l’inflation et permettre à notre économie d’être financée efficacement ».

André Wameso l'a fait savoir, le jeudi 09 octobre 2025 , à Kinshasa, lors d’un échange avec la presse.

« Moi, je travaille pour renforcer le franc, pour veiller à la stabilité financière, pour lutter contre l’inflation et permettre à notre économie d’être financée efficacement. Et en tant que conseiller monétaire du gouvernement, pour que le gouvernement arrête d’accepter une deuxième monnaie alors que la Constitution dit que la monnaie nationale, c’est le franc. Mais la Constitution dit que la monnaie nationale, c’est le franc. Mais même en Europe, ils font des transactions en dollars. Mais il n’accepte pas que les prix des biens et des services soient régulés en monnaie étrangère », a-t-il déclaré.

Abordant la question de l'appréciation du franc congolais, le numéro un de la BCC a rappelé les mesures arrêtées pour juguler le taux de change. L'une de ces mesures, a-t-il soutenu, est l'injection sur le marché de change de 50 millions de dollars américains afin de plonger le trop plein de francs congolais.

« La première mesure prise a été l’injection de 50 millions de dollars américains pour éponger le trop plein de francs congolais sur le marché. Cependant, cette mesure n’a pas réussi à faire baisser le dollar sur le marché de change. La deuxième mesure a consisté à demander aux banques commerciales de se mettre en ordre avec leurs réserves obligatoires cristallisées », a révélé André Wameso.

Pour prendre ces mesures, lui et les experts de la première institution financière de la RD Congo avaient constaté la circulation en surliquidité de francs congolais.

« Si nous retirons le tout, nous risquons un choc. On a enlevé du marché 400 millialliards de CDF. Sur le marché, on sait que la correction n’est pas terminée et c’est le marché qui va déterminer le niveau d’équilibre. Nous enlevons tout simplement l’excédent sur le marché », a-t-il dit.

Selon le dernier communiqué du Comité de politique monétaire (CPM), le franc congolais s’est apprécié de 11,6 % sur le marché officiel et de 7,8 % sur le marché parallèle, pour s’établir respectivement à 2548,80 CDF/USD à l’interbancaire et 2 659,28 CDF/USD au parallèle. Cette baisse du taux de change a impacté les prix de certains biens de première nécessité qui ont été revus à la baisse.


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