La région du #Sahel central se trouve à un «dangereux point de basculement», prévient l'ONU


View 101 times

#RDC : Les jours de la rébellion AFC/M23 sont-ils comptés ?

Le mouvement, sous pression internationale, a annoncé en début de semaine un retrait de plusieurs positions ! . Le lundi 11 mai 2026, le mouvement rebelle de l’AFC/M23, qui occupe de vastes territoires dans les provinces du Sud-Kivu et surtout du Nord-Kivu, a annoncé son retrait de plusieurs cités et villages essentiellement le long de la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le #Burundi.

“Nous sommes contraints de nous retirer de 75 kilomètres. Nous sommes sous pression. Mais ce n’est pas une capitulation”, expliquait lundi un cadre du mouvement rebelle alors que ses hommes venaient de quitter la ville de Sangé, plantée à une dizaine de kilomètres de la frontière burundaise.
Une double pression

À Kinshasa, cette retraite est vécue comme une “victoire diplomatique importante, voire déterminante”. “Le boa est éventré. La vérité éclate au grand jour”, explique un officier d’un service de renseignement congolais. “Les rebelles reculent sans combattre. Leur parrain rwandais les a abandonnés. C’est aussi la preuve de la dépendance et des liens indéfectibles qui unissent les rebelles à Kigali”.

L’homme rejoint plusieurs voix qui expliquent que la pression dénoncée par les rebelles pour justifier leur marche arrière est “d’abord et avant tout une pression rwandaise sur les rebelles congolais”. Tous mettent en avant les sanctions de l’administration Trump sur les forces de défense rwandaises et quatre de leurs officiers pour expliquer “l’inflexion de Kigali”. “Ces sanctions ont fait comprendre au régime rwandais que la récréation était terminée”, poursuit l’officier congolais qui ajoute : “La menace de futures sanctions sur les flux financiers rwandais a fait plier Kagame (le président rwandais, NdlR)”

“Le mouvement rebelle congolais, malgré ses aspirations et ses combats légitimes n’est pas parvenu à couper suffisamment le cordon ombilical avec le Rwanda”, enchaîne un membre des services onusiens présent dans la région des Grands Lacs.
L’enclave rebelle

“La rébellion a besoin des voisins de l’Est, pas seulement du Rwanda mais aussi notamment de l’Ouganda, pays dont est parti leur mouvement en 2022, pour tout son ravitaillement. La chaîne logistique, quand vous êtes sur un territoire enclavé, c’est essentiel. Sans une forme ou l’autre de soutien de ces deux pays et de quelques voisins, la rébellion n’existe pas”, explique un cadre d’une société internationale active dans la région des Grands Lacs (Burundi, RDC, Rwanda).

Depuis ce 11 mai, les rebelles congolais ont donc dû reculer jusqu’aux positions qu’ils occupaient avant le 4 décembre 2025, date de la signature de “l’accord de Washington pour la paix et la prospérité entre le Rwanda et la République démocratique du Congo”. Un texte paraphé par les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame sous la dictée du président Donald Trump et de son conseiller spécial pour les affaires arabes et africaines Massad Boulos, homme d’affaires d’origine libanaise, installé aux États-Unis, dont la famille a prospéré au Nigeria.
Histoire de famille

“Boulos, c’est surtout le père du mari de Tiffany, une des filles de Donald Trump”, rappelle notre homme d’affaires rompu au business sur le continent africain, avant d’ajouter : “On sait que le président américain aime s’entourer de ses proches pour ce qu’il est convenu d’appeler la “diplomatie transactionnelle” Un système de négociation où il y a de moins en moins de diplomatie et de plus en plus de business imposés par Washington, un système qui court-circuite les canaux de la diplomatie traditionnelle. C’est la loi du plus fort sous un vernis diplomatique”.

Une déclaration qui rejoint la dernière sortie du Docteur Mugwege, prix Nobel de la paix 2018 : “La diplomatie américaine s’apparente à de la “prédation” en RDC, dont des minerais partent déjà vers les États-Unis sans que la situation sécuritaire ne s’améliore sur place.”

“Le secrétariat d’État américain (le ministère des Affaires étrangères) est largement contourné par le système Trump”, explique une chercheuse française qui travaille régulièrement aux États-Unis sur des questions diplomatiques. “Il est troublant de voir à quel point les diplomates, munis d’une solide expérience internationale, sont tenus à l’écart des dossiers actuels”.

À Kinshasa, le pouvoir se contente souvent de présenter l’accord de Washington comme un deal “matières premières contre sécurité nationale”.
Kinshasa revigoré

Une présentation un peu simpliste mais, depuis la signature de cet accord, force est de constater que les pressions américaines, qui se voulaient équilibrées jusque-là, visent essentiellement les adversaires de Kinshasa.

Les États-Unis ont ciblé le Rwanda au début du mois de mars, avant de sanctionner l’ancien président Joseph Kabila à la fin du mois d’avril pour son soutien supposé à l’AFC/M23, tandis que sur le terrain, Kinshasa multiplie les attaques de drones contre des positions militaires mais aussi contre des populations civiles. L’État congolais a aussi recours aux services de mercenaires, tout en poursuivant sa collaboration avec les anciens génocidaires rwandais (FDLR), sans susciter la moindre réprobation américaine. L’annonce par Félix Tshisekedi d’un report quasi-assuré du scrutin présidentiel de 2028 et de la piste d’une modification de la Constitution pour lui permettre de prolonger son séjour à la tête de l’État au-delà des deux mandats autorisés n’a pas non plus provoqué la moindre réaction outre-Atlantique.

Un constat que partage le think tank américain spécialisé en politique étrangère The Responsible Statecraft, qui affirme que “les effets de l’engagement américain en RDC à ce jour résident bien moins dans ce qu’il a réellement apporté que dans les attentes qu’il a suscitées, refaçonnant à la fois les calculs militaires et les ambitions politiques intérieures à Kinshasa”.
Uvira, le péché originel ?

Pour Bob Kabamba, politologue de l’Université de Liège, “il ne faut pas perdre de vue que le principe de ce retrait de l’AFC/M23 jusqu’aux positions du 4 décembre se trouvait dans l’accord de Washington. Les rebelles se plient aujourd’hui à ce plan”. Il revient aussi sur ce que certains présentent comme “le péché originel de la rébellion”, la prise de la ville d’Uvira (Sud-Kivu) quelques jours seulement après la signature de cet accord de Washington. “Clairement, cette action n’a pas servi la cause de la rébellion. Washington a vécu cette prise d’Uvira comme un pied de nez. À Kinshasa, on ne s’est pas privé d’attiser ce sentiment pour accroître la tension entre Américains et rebelles”.
“Kinshasa compte plus que Goma”

Bob Kabamba reconnaît qu’il y a “une lecture variable de l’accord. Mais c’est assez habituel dans ce type de négociation entre un État et des rebelles. Il n’y a pas d’égalité entre les négociateurs. Dans le cadre international, en général, on parle avec un État pas avec les rebelles, et quand on discute avec eux, c’est pour que l’État récupère ses droits”, explique-t-il avant de poursuivre : “Pour Washington, l’option Kinshasa compte plus que l’option Goma”.

Pour rééquilibrer la négociation, la rébellion congolaise devrait disposer du soutien de plusieurs États. “Ce fut le cas de l’AFDL de Laurent-Désité Kabila face à Mobutu”, rappelle le politologue. “Ici, il y a une acceptation de fait de la rébellion, comme le montre notamment la liberté de circulation entre la partie conquise et ses voisins. Mais ça ne veut pas dire que ces pays soutiennent la rébellion”
Une question de gros sous

La balance commerciale actuelle de l’Ouganda, soutien indirect de la rébellion congolaise, est éclairante. “Depuis que l’Ouganda peut poursuivre les ADF (des djihadistes originaires d’Ouganda très actifs au Congo, NdlR) en RDC, ses exportations d’or ont augmenté de 2 000 %. Ce métal précieux provient évidemment de la province congolaise de l’Ituri où est active l’armée ougandaise”, explique Bob Kabamba. Le constat vaut aussi pour les exportations de café ou de cacao. “L’Ouganda a donc plus intérêt à conserver ses liens actuels avec Kinshasa qu’à prendre le risque de soutenir plus ouvertement la rébellion”, conclut M. Kabamba.
Quel avenir pour la rébellion ?

La rébellion #congolaise qui ne rencontrait que peu de résistance de la part d’une armée congolaise désarticulée et démobilisée, faute de moyens et vu les détournements massifs par le clan au pouvoir des fonds destinés aux militaires, est désormais immobile depuis quelques mois. Si l’armée congolaise brille toujours par son absence sur le champ de bataille, elle est largement remplacée par le recours à des milices privées autochtones, des mercenaires étrangers et un investissement massif dans les drones, essentiellement turcs.

“La rébellion continue de gérer un large territoire et des villes comme Goma et Bukavu. Militairement, malgré le renforcement des capacités militaires adverses, elle peut tenir le cap. Ce qui lui manque, c’est un soutien plus franc de la population. Dans certaines zones, les rebelles ne sont pas acceptés. Or, pour se faire entendre, pour être crédible, une rébellion a besoin que la population soit la caisse de résonance de ses revendications”, explique le professeur de l’ULg.
La fin de la guerre ?

Le cadre de l’ #AFC/#M23 le certifie : “On ne reculera pas plus loin. On a répondu à toutes les attentes américaines.” Un statu quo est pourtant difficilement envisageable, il signifierait une partition de fait du pays. Un scénario inacceptable pour le régime Tshisekedi qui ne peut envisager de se présenter devant les électeurs congolais avec une “balkanisation” ou une “soudanisation” du pays, selon le terme de Joseph Kabila dans son interview dans La Libre Belgique du 23 mars.

Sans oublier que le mouvement rebelle dispose aujourd’hui de plus 40 000 hommes qu’il faudra gérer sur un territoire plus confiné.
Regard vers le Katanga

“Mais avec la pression actuelle, il sera compliqué pour l’AFC/M23 d’arriver au Katanga”, explique Bob Kabamba.

Le nom #Katanga est lâché. Pour nombre d’interlocuteurs, cette province doit être regardée comme le cœur de tous les appétits, de tous les dangers. “C’est une cocotte-minute sous haute pression”, lâche un diplomate occidental. “Les populations katangaises multiplient les messages pour dire qu’elles veulent se libérer du joug d’une certaine dynamique kasaïenne” (le Kasaï, province voisine du Katanga, est le fief du clan présidentiel, NdlR). Un embrasement de cette province serait bien plus dangereux pour le régime congolais que les événements de ces dernières années au Kivu. La surmilitarisation de villes comme Kolwezi et Lubumbashi démontre que le régime Tshisekedi en est conscient. “Jusqu’ici, la population katangaise a fait beaucoup de bruit mais n’est pas passée à l’acte. Le recul de l’AFC/M23 pourrait radicaliser une population qui ne peut plus espérer que d’autres fassent le boulot à sa place”, poursuit le diplomate occidental qui s’attend à un été “bien chaud dans les provinces du sud du pays”.


View 123 times

Côte d'Ivoire: l'ancien entraineur de l'équipe de taekwondo condamné à 6 mois ferme en appel


View 133 times

Publics les montants fixés pour la participation aux différentes épreuves certificatives de l’édition 2025-2026, conformément aux arrêtés des gouvernements provinciaux.

Selon les données communiquées, les frais varient d’une province à l’autre en fonction des réalités budgétaires et logistiques locales, ainsi que de la nature des épreuves concernées, notamment le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), la hors session et la session ordinaire de l’Examen d’État.

À Kinshasa, les frais de participation au TENASOSP sont fixés à 26 000 FC, contre 80 000 FC pour la hors session et 60 000 FC pour la session ordinaire.

Dans la province du Kongo Central, les candidats devront débourser 40 000 FC pour le TENASOSP, 75 000 FC pour la hors session et 50 000 FC pour la session ordinaire.

Au Kwilu, les montants varient selon les cycles. Pour le cycle long, les frais du TENASOSP sont fixés à 32 500 FC, contre 30 000 FC pour le cycle court. La hors session s’élève à 91 500 FC pour le cycle long et 89 500 FC pour le cycle court, tandis que la session ordinaire est fixée à 77 000 FC pour le cycle long et 75 000 FC pour le cycle court.

Dans la province de la Lomami, les candidats paieront 55 000 FC pour le TENASOSP, 67 000 FC pour la hors session et 40 000 FC pour la session ordinaire.

Au Lualaba, les frais sont fixés à 30 000 FC pour le TENASOSP, 95 000 FC pour la hors session et 55 000 FC pour la session ordinaire.

Dans le Maï-Ndombe, les montants sont de 45 000 FC pour le TENASOSP, 97 000 FC pour la hors session et 87 000 FC pour la session ordinaire.

Au Maniema, les candidats paieront 52 500 FC pour le TENASOSP, 85 000 FC pour la hors session et 75 000 FC pour la session ordinaire.

D’autres provinces, notamment la Mongala, le Nord-Kivu, le Nord-Ubangi, le Sankuru, le Sud-Kivu, le Sud-Ubangi, le Tanganyika, la Tshopo, la Tshuapa et le Kwango, appliquent également des tarifs compris entre 35 000 FC et 55 000 FC pour le TENASOSP, entre 75 000 FC et 95 000 FC pour la hors session, et entre 45 000 FC et 90 000 FC pour la session ordinaire.

Concernant le calendrier, le TENASOSP est prévu les 11 et 12 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national.

Pour l’Examen d’État du cycle court, la hors session débutera le 4 mai 2026 avec l’épreuve de rédaction, suivie de la pratique professionnelle prévue du 11 au 18 mai 2026.

La session ordinaire se déroulera du 22 au 25 juin 2026.

S’agissant de l’Examen d’État du cycle long, la dissertation est programmée pour le 4 mai 2026, les épreuves techniques traditionnelles pour le 5 mai, les oraux de français du 6 au 9 mai, la pratique professionnelle du 11 au 18 mai, et la session ordinaire du 22 au 25 juin 2026.

À travers cette publication, les autorités éducatives entendent permettre aux élèves finalistes, aux parents ainsi qu’aux établissements scolaires de mieux se préparer à ces échéances académiques, considérées comme décisives dans le parcours scolaire des apprenants.


View 155 times

#Uranium : l’australien Paladin augmente sa cible de production en Namibie pour 2026


View 157 times

#Sénat : énième adoption de la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu


View 163 times

#Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh en passe de briguer un 6e mandat sur fond de défis économiques


View 167 times

#Ituri : 10 000 $ exigés pour libérer des otages à Muchanga

Des présumés rebelles ADF réclament une rançon de 10 000 dollars pour la libération de civils enlevés à Muchanga, près de Mambasa, fait savoir Nixon Manzekele, journaliste basé à Bunia
Voici les numéros que les services de sécurité peuvent tracer :
🔴 +243 83 41 75 814
🔴 +243 90 25 49 215
🔴 +243 90 45 29 396
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans cette partie de l’Ituri.


View 173 times